Par Hemipresente
Vendredi 13 novembre 2009

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Je fais une pause. Je m'accorde du temps d'écriture cachée. Je ne parviens pas à tout faire, ces temps-ci, faut pas m'en vouloir hein, vingt-quatre heures par jour c'est trop peu, trop peu ! A tout bientôt, vous savez où me trouver pas vrai ?
Par Marie-Laetitia
Jeudi 5 novembre 2009

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Pourquoi "Petites invitations à la lenteur" ?

J'ai retrouvé dernièrement, un peu malgré moi et puis, finalement, tout entière consentante, le goût pour cette conformation particulière du caractère, si amplement décriée dans notre société de l'universellement possible et disponible qui ne tolère pas les temps morts : l'état de lenteur. Enfant, je me suis vu épargner un saut de classe pour ce motif "trop lente", et grand bien en a pris à ma maîtresse de maternelle, qui m'a ainsi fait don d'une précieuse année d'enfance supplémentaire.
(1)

Ma fille aînée semble elle aussi affligée de ce travers si fortement combattu, et sa maîtresse qui par ailleurs loue ses facultés et compétences, me le rapportait avec un petit air penché un peu inquiet "Mathilde est un peu lente, un peu rêveuse, parfois elle s'envole vous voyez ?". Je vois bien, très bien.

Comme l'a fait méthodiquement avant moi le remarquable Pierre Sansot, d'une manière qui ne souffre pas la comparaison et là n'est pas mon but car je ne me situe pas dans l'essai philosophique mais dans la pratique rigoureuse, je me défie par principe des agités permanents, des hyperactifs en fuite, que seule l'attente d'un après par définition inaccessible fait survivre à l'insupportable et stagnant magma du Présent. Ces personnalités insatisfaites de l'Etre qui ne surbsistent que dans le Devenir, dans la projection, m'épuisent.  Adulées, portées aux nues, vénérées par un système de valeurs qui glorifie l'action au détriment de la réflexion, elles pullulent et imposent leur rythme haletant à tous.

Je revendique pour ma part ma très grande propension à la contemplation muette, et j'aimerais savoir offrir à mes filles l'aptitude à jouir de l'ici et du maintenant. Ces petites chroniques que je tisse ici procèdent toutes de cette mission éducative fondamentale que je me suis fixée : leur apprendre à se sentir vivre, non point dans l'accélération permanente, mais dans le plaisir toujours renouvelé de l'immobilité, du silence, du temps mort, du soupir enfin.

Marie-Laetitia

______________________

(1) Madame Techner, si le hasard vous porte un jour sur ces pages : je vous aime.
Par Marie-Laetitia Gambié - Publié dans : Petites invitations à la lenteur profession de foi
Mercredi 4 novembre 2009

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J'exècre la Toussaint.
Déjà gamine ça ne loupait ja-mais : je tenais bon pendant sept semaines, luttant âprement contre les microbes, puis dès le premier jour des vacances les vaillantes petites défenses immunitaires qui avaient repoussé encore et toujours l'envahisseur (Asterix à la mode Actimel, voyez ?) capitulaient et c'était la curée. Haro sur les ganglions ! Sus aux amygdales ! Otite ! rhinopharyngite ! bronchite ! sinusite ! rhinite ! laryngite ! trachéite ! Ramenez-vous par ici, c'est la teuf ! Toutes les "-ites" paradent !
 
Cette année c'est un peu revival du coup : entre le Viking, les puces et moi, ça fait un mois et demi qu'on est dans la morve. Jaune, puis verte, puis parfois un peu sanglante.

A force d'ordonnances et d'automédication, forcément, je suis devenue la meilleure copine de ma pharmacienne, qui, dès que je franchis les portes automatiques sort l'Efferalgan pédiatrique des rayonnages. Oh elle me connaît bien maintenant : elle a enregistré que ma carte vitale ne fonctionne pas et que j'en attends une nouvelle depuis plus de six mois, elle sait où j'habite et qui est mon médecin traitant, on papote de tout et rien pendant qu'elle remplit mon sac d'une nouvelle fournée d'antipyrétiques - antalgiques - antitussifs pour la semaine. Elle est sympa, et je ne devrais pas lui en vouloir au fond....

Mais quand même...


Quand même, hier, elle m'a achevée...

"Bonjour Madame Gambié ! Comment allez-vous aujourd'hui ?"
Par Marie-Laetitia Gambié - Publié dans : Bobologie
Dimanche 1 novembre 2009

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Je l'avoue, la surabondance me paralyse : Jaan Sarkozy, Eric Besson, re Jean Sarkozy, Clearstream, la taxation des bonus des banques mal votée, les ministres au régime, on ne sait plus où donner de la rage.. A se demander dans quelle mesure cette cacophonie de bêtise et de minables manigances n'est pas orchestrée de très haut tant elle est efficace pour couvrir les voix légitimes qui s'élèvent contre...

Dans ce déferlement de connerie, de minable népotisme, d'écrasage d'ego, de fausse loyauté, tout de même, un point sort du lot. Cette semaine, avec Irène, on s'est fait un gueuleton parisien, profitant de son passage en nos contrées, et on a bien sûr parlé du Prince et de Lord Farquad.

Dites voir, vous autres, z'avez su que Dieu le Père avait fait karcheriser l'Agor@ lors de son accession au trône ? Je m'explique : il a mis sur la brèche une fine équipe d'internautes avec pour mission de le débarrasser des fort nombreux encombrants articles sur son Eminence, et ils s'en sont acquittés semble-t-il de la meilleure manière possible ; le fait est en lui-même tout aussi inquiétant que révélateur, mais ça vous tire-t-il pas la crotte à vous autres de constater qu'en France nos media n'ont pas pipé mot ? J'attends les références des articles BELGES et je vous invite à aller lire vous aussi régulièrement le Soir si vous voulez savoir, amis français, ce qui se passe ... chez nous.
Par Marie-Laetitia Gambié - Publié dans : Agaçages et taquinudes
Dimanche 25 octobre 2009

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... je délaisse quelque peu ce blog.
Je vous prie, chers lecteurs, de bien vouloir m'en excuser.
En compensation, je vous livre ce lien vers une petite nouvelle publiée sur SWANS, en espérant qu'elle vous plaira.

Bien à vous,


Mariléti


"Là où échouent les imageries médicales, un médecin fait appel à une technique différente, et son patient pose un diagnostic... mais pas celui qu'on attendait. "


http://www.swans.com/library/art15/gambie03.html
Par Marie-Laetitia Gambié - Publié dans : Et pendant ce temps ...
Lundi 19 octobre 2009

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Ce mercredi, vos beaux-parents vous rendent visite. C'est rare, ils habitent loin !
Les prunelles de vos yeux sont ravies, enchantées, surexcitées et insupportables, et vous, en bonne maîtresse de maison soucieuse de faire bonne impression sur vos hôtes, vous briquez tout, rangez à fond y compris le bordel improbable de vos filles : chaussettes sales dans le bac à Légo, briques Légo dans les petshops, petshops dans les Playmobil, Playmobils entre le mur et le lit, lit colonisé par dix-huit espèces  recensées de nounours et au moins deux ayant été prêtés depuis tellement longtemps que vous n'osez plus les rendre, nounours dans les tiroirs à poupées, poupées à poil, hirsutes, dont les vêtements sont éparpillés jusque sur des étagères dont vous pensiez qu'elles étaient inaccessibles à vos "moins d'un mètre trente"... Vous y passez la matinée, mine de rien, à transformer leur immonde bazar en "chambre où on peut marcher sans s'enfoncer un jouet contondant dans la plante du pied" ! Désespérement seule mais néanmoins entourée de votre marmaille bondissante, inopérante voire contrariante malgré les injonctions mille fois répétées.
Finalement, aux onze coups de ... onze heures, suivez un peu, vous avez réussi à rendre présentables leurs deux antres, et vous vous mettez à laver les sols. C'est qu'un chien, un chat, et deux loustiquettes passant au bas mot vingt heures par semaine dans le jardin, ça n'aide pas vraiment à garder du carrelage BEIGE complètement pimpant... Encore une bonne heure et demie à aspirer, laver, attendre - challenge : maintenir votre portée dans les chambres tout le long des vingt minutes nécessaires au couloir pour sécher, bilan des courses : ratage total, traces de tongs pointure 25 et 29 et trèfles du greffier partout. On dira que c'est de la crasse propre.


Eréintée, vous nourrissez à la hâte votre progéniture de merveilleux ravioli en boîte chauffés à la casserole (faudra pas oublier de la mettre à tremper pour décoller le culottage sauce tomate - pâtes cramées au fond because vous les avez comme d'habitude oubliées sur le feu) et hop : à          la            sieste !
Enfin... à la sieste ...
Douze fois au moins vous allez ordonner à la chanteuse en herbe de se taire pour laisser dormir sa soeur, laquelle au bout de quinze "SILEEEEENCE" hurlés finit par cesser de brailler qu'elle n'a pas sommeil et s'écroûle.
Paix sur la Terre ...

Il est quatorze heures, vos beaux-parents débarquent dans moins d'une heure, vous allez pouvoir vous poser  dans le canapé sitôt que vous aurez remis de l'ordre dans votre touf... coiffure.

Enfin ! Votre demeure rutilante ressemble à une maison-témoin, vous vous êtes (re)fait une beauté, vous vous êtes même relavé les dessous de bras, vous avez changé deux fois de t-shirts ("merde y'a une tache" "putain mais on crève là dedans !"), et vous avez même pu faire genre je suis calme et sereine à l'arrivée de votre douzépoux escortant ses parents.

L'après-midi, ensuite, se déroule dans un calme relatif, votre petite dernière réveillée de la sieste par l'arrivée de Papi et Mamie s'apparente plus au Golgoth moyen qu'à Heïdi, votre grande trépigne de montrer ce qu'elle a appris à la danse classique, le chien jappe continuellement dans le jardin, manifestant ainsi sa forte réprobation de la claustration imposée, mais, bon an mal an, vous êtes contente de vous ! Ah si, et puis vous pouvez : c'est propre, beau, rangé, vos filles sont belles et grâcieuses (et surexcitées) et lorsque vous allez fumer une cigarette avec Belle-Maman dans le jardin vous acquiescez d'un air béat lorsqu'elle vous vante le charme de votre petite maison.

Tout aurait pu en rester là, près, aussi près que possible, de la perfection domestique. Vous auriez pu passer pour la Bree Van de Kamp que vous ne serez jamais. Vous avez failli y croire ...
 

Mais votre cadette va faire son pipi et, traversant le couloir qui brille de mille feux (oui bon on peut broder un chouia quand même), s'exclame si haut et si fort que nul ne peut honnêtement feindre ne pas avoir entendu son émerveillement, sa surprise, et son enthousiasme :

"oh la laaaaaa Mamaaaaaan, t'as tout nettoyéééééééé, ca briiiiiiiiille. C'est supeeeer que t'as tout rangé !".

Par Marie-Laetitia Gambié - Publié dans : Les mômes !
Jeudi 1 octobre 2009

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Les Nombrils de mon monde

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