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Parce que bon, faut pas se laisser abattre. Et comme dirait mon frangin "le gras, c'est la vie".

On pèle les patates, parce qu'on n'a pas envie de se brûler les doigts à les peler une fois cuites (mais pour être puriste il faudrait les peler chaudes une fois cuites ... Ta ta ta, c'est bon aussi), et on les met à cuire à gros bouillons dans un grand récipient, avec un peu de sel.

Une fois cuites mais pas trop (vous savez bien : on peut enfoncer le couteau mais il y a encore une petite résistance), on les égoute et on les coupe en tranches qu'on dispose dans un plat.

Pendant la cuisson des patates, on aura pris soin de cuire ensemble des lardons (300 g) et des oignons (4 ou 5) émincés. On va maintenant les répartir sur nos pommes de terre. Pendant ce temps, on aura allumé le four sur 220 degrés.

Notre four ayant bien chauffé, on gratte la croûte du reblochon puis on le découpe en deux dans le sens de l'épaisseur, et on le pose délicatement par dessus nos patates - oignons - lardons. On enfourne  pendant vingt à trente minutes. Le reblochon va se répartir mollement entre les pommes de terre, s'amalgamant au passage aux oignons et aux lardons, ça sera un délice.

Par Hemipresente - Publié dans : Cuisine et dépendances
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 12:18

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Mercredi, nous sommes allées faire arracher une dent à Mathilde.
Cette enfant a en effet une tendance très nette à vouloir développer une double dentition, et sa propension à ne pas vouloir laisser partir ses dents de lait même lorsque les définitives frappent au portillon "oh eh je suis là tu te casses maintenant tu as fait ton temps" m'inciterait presque à lui faire faire une psychothérapie tant elle est poussée jusqu'à l'extrême. Pour vous situer, grosso modo, depuis qu'elle est en âge d'avoir des dents qui bougent, c'est à dire depuis deux bonnes années, vu qu'elle tire déjà sur ses neuf ans -mon bébé ! snif - on a dû en voir tomber naturellement allez .. je compte .... une ! Chaque poussée dentaire est donc un drame, qui se noue à la maison et se dénoue après force pleurs chez le dentiste.
Et j'ai beau tenter de dédramatiser, je ne suis pas pleinement crédible.
Pourquoi ?
Parce que j'ai moi même des souvenirs pas émus du tout de mes passages chez le bouch... chez l'arrach... chez le dentiste quand j'étais môme ? Pensez donc, j'adorais ça, et j'y allais le coeur léger - ce saligaud soignait à vif et il fallait rester stoïque, je crois que c'était le pire dans la torture.
Parce que dès que je pénètre dans l'arrière boutique de l'un d'eux rien que l'odeur me fait hérisser le poil ? Que nenni, ces exhalaisons de bouches et de pansements aux relents d'éther me ravissent.
Parce que les bruits que l'on perçoit, à peine étouffés, depuis la salle d'attente me tétanisent ? Absolument pas. Et d'ailleurs à aucun moment je n'imagine le pauvre être sentant et souffrant dont je me sens si proche cloué à son siège qu'il étreint à pleines poignes, et jamais ô grand jamais je ne crois l'entendre gémir.
Parce que je n'y vais qu'à reculons et ne me laisse soigner qu'après un endormissement quasi total de la bouche ? Affolument fffa. Ve ne feux laiffer dvire une felle fove.

Pour toutes ces raisons à la fois ? Non il y a pire.

Alors bien sûr, avec toutes mes angoisses personnelles lorsque je l'accompagne, je dois prendre sur moi et je ne suis pas toujours certaine de lui être d'un grand secours. Je lui dis toujours, sourcils froncés mais bouche souriante, sérieuse et appliquée, que tout va bien se passer, et qu'elle n'aura pas mal, que les dentistes ne font pas mal, qu'ils sont là pour soigner et c'est tout. Ca a marché les premières fois. Si si.

Enfin jusqu'à ce qu'un auguste con lui arrache sans m'avertir une dent qui bougeait vraiment trop peu ... sans l'anesthésier. Eh si, ça existe.

Mercredi donc, elle est absolument terrorisée lorsque nous pénétrons dans le cabinet. J'explique au monsieur en blouse verte la raison de son effroi manifeste, et c'est à son tour de froncer les sourcils. Ah, l'espoir dans le genre humain renaît. Il fait asseoir ma grande "on va juste regarder". "On va juste regarder hein ?" demande-t-elle. "Mais oui". Elle suit le moindre de ses gestes des yeux, et c'est un regard de petite bête traquée qu'elle me jette, pourtant vaillante, dans un pauvre sourire. "Bon eh bien Mathilde je crois que ce ne sera pas pour cette fois. Il va falloir attendre qu'elle pousse un peu plus pour arracher la dent de lait. Si je l'arrache maintenant, la place va rester libre et les dents de derrière vont s'empresser d'avancer pour la prendre. Alors que si on attend un peu, ta dent définitive va pointer son nez assez pour que tu puisses la pousser avec ta langue et l'aider à prendre sa place. Donc ..." il se tourne vers moi "Il faudra revenir dans trois semaines". Le soulagement que je lis alors dans les yeux de ma fille n'est pas descriptible sans superlatifs. Immenssissime, quelque chose comme ça.

Dont acte. "Combien vous dois-je ?" "Oh rien"

Tout est donc bien qui finit bien ?

Non. Non parce que dans trois semaines il va falloir remettre ça. Mon sourire rassurant, son petit rictus vaillant, sa main qui serre fort fort la mienne, son pas qui traîne un peu sur le chemin, sa petite soeur qui meuble l'espace sonore... Allez ma grande, il y a bien une solution : faire tomber ta dent avant. Alors bouge-la un maximum ! Bravo d'avoir été si courageuse ma douce.

Par Hemipresente - Publié dans : Journal de bord de mère
Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 17:07

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Ce matin dès l'aurore, EEG chez un neuro en ville, histoire de dépister une éventuelle épilepsie. Je ne sais pas du tout s'il faut tomber pendant une crise pour mesurer ça ou bien si l'activité électrique du cerveau est en permanence perturbée ? La suite au prochain numéro.

Injections quotidiennes : aux points d'injection, ça commence à faire des indurations. Je le craignais, c'est signalé comme fréquent. On va voir si ça se résorbe rapidement.

Ce matin Mathilde m'a posé quelques questions sur la SEP. Je lui en ai expliqué très grossièrement le mécanisme. Pas évident avec des mots simples. Elle en a saisi le principe puisqu'elle m'a demandé pourquoi il n'existait pas d'antimites contre ce qui me détruit les fils du cerveau. 

Pas d'épilepsie détectée. Enfin une bonne nouvelle !

Fatigue : toujours bien présente.

Troubles sphinctériens : j'ai fait un ECBU pour éliminer un risque d'infection urinaire qui pourrait expliquer mes symptômes tout aussi bien. Résultats lundi.

Les filles ont été si sages pendant que je passais mon EEG que le neurologue leur a intimé l'ordre d'être plus bruyantes la prochaine fois ! "Elles sont toujours comme ça ?" "Mais oui" répondit la maman toute fière.

Par Hemipresente - Publié dans : Ma SEP et moi
Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 07:39

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Bon, on a tout essayé. La menace, la cajolerie, la récompense, la punition .... Rien. Rien n'y fait. Alors : COMMENT vous avez fait apprendre ces foutues tables à vos marmots ?

 

EDIT : on me parle table de Pythagore. Je connais, mais je ne vois pas en quoi ça aide ? Ca s'appuie sur une pratique quotidienne des multiplications j'imagine ?

 

.

Par Hemipresente - Publié dans : Journal de bord de mère
Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 09:20

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Han que je suis en colère. Ca me bouffe. En colère et déprimée. Le mélange est détonant. J'aime ma colère comme une ennemie proche, elle me protège, mais elle m'épuise aussi. Il faut en passer par là pour "accepter", mais je n'ai pas envie d'accepter, moi ! Pas du tout ! Pourquoi accepter l'inacceptable ? Comment ? Vivre avec c'est forcément accepter ? 

Par Hemipresente - Publié dans : Humeur du jour
Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 09:13

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EEG-veille-sommeil.jpg

 

Comme si la SEP ne suffisait pas, on me parle aujourd'hui d'éventuelles mini crises d'épilepsie. Ca me fait très peur. Sans doute parce que je ne connais pas. J'attends de passer un EEG pour en savoir plus et d'ici là il me faut pour changer patienter en faisant semblant de rien.

La fatigue est toujours là. Fidèle. Sur une échelle de 10, je suis à 6,5 - 7 en moyenne. Ca varie pas mal au cours de la journée.

J'ai trouvé quelques informations là : http://fr.ms-gateway.be/question-du-mois/sep-et-eacutepilepsie--octobre-2008-132.htm 

Par Hemipresente - Publié dans : Ma SEP et moi
Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 18:17

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