le plus beau chien du monde

 

Voici le plus beau chien du monde. Ils sont tous les plus beaux.

Les yeux des chiens ... qui mérite les yeux des chiens ?

Par Hemipresente
Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 12:36

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Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manège de lune avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne, un ballon de carnaval,
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon coeur

Comme un écheveau de laine entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige, comme un vol de goélands,
Sur des forêts de Norvège, sur des moutons d'océan,
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon coeur

Ce jour-là près de la source Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course, l'oiseau tomba de son nid
Et voilà que sur le sable nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul à la table qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent aussitôt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne rencontrent des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne la couleur de tes cheveux

Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau
Aux vents des quatre saisons, tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon coeur

Par Hemipresente - Publié dans : Humeur du jour
Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 17:26

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oulipo

 

Une touche qui merde, et c'est tout qui merde. Tentez-y vous donc, tiens, d'écrire comme ceci: une touche en moins. Qui plus est une voyelle ! Première et fort usitée ! C'est plus que difficile je vous l'dis. Un oulipo rien que pour moi ! Je pense que je suis fort civile de mes dix doigts, douce même, pourquoi me fuir ? m'oublier ? me torturer ? mon petit doigt ou mon index sont respectueux, ils l'effleurent tout juste ! Voici une bien triste condition d'écriture, je vous l'jure. L'exercice est tordu, l'esprit s'y plie péniblement. Je m'y emploie du mieux que je peux. Il est heureusement nombre de mots qui n'usent point de cette lettre. Je contourne, voyez-vous tout féminin m'est interdit ! C'est dur dur ! Vivement que je récupère cette touche bénie ; je ne peux que dire combien elle m'est précieuse. Reviens, reviens-moi vite !

Par Hémiprésente - Publié dans : Booooof
Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 19:17

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coquillages

 

Mon évier est bouché et je ne sais absolument pas où j'ai foutu la ventouse.

Mes filles me manquent.

Il fait un temps de merde, on n'est pas près de mettre le cul dans la piscine.

Mes filles me maaaaaaanquent.

Mon frère ne m'adresse plus la "parole" depuis que j'ai attrapé une araignée avec la main ^_^

Mes filles me manquent, haaaaan comme elles me manquent.

Je vous ai dit que mes filles me manquent ? Leurs jeux, leurs disputes même, leurs cris, sortir avec elles, les regarder jouer en m'ennuyant fermement au parc voisin, ramer pour faire manger la grande, faire des câlins, recevoir des bisous, applaudir à leurs dessins et à toutes leurs créations, leur cacher qu'on va chez Disney, leur révéler qu'on va chez Disney, passer une journée à les regarder s'émerveiller, rire à leurs petites fesses blanches comme un cul - ben oui forcément - et au contraste avec leurs épaules bronzées, les écouter me raconter le camping, les copines, la piscine, la plage, faire des colliers avec les douze tonnes deux de coquillages qu'elles auront ramassés, aller se promener, les regarder faire du vélo ... Ah que le temps me dure sans elles !

Par Hemipresente - Publié dans : Journal de bord de mère
Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 14:03

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enveloppes

 

Chaque jour je prends ma plume. Enfin mon clavier. Il faut trouver un petit quelque chose à raconter, un petit détail à explorer, un petit truc à dire.
Le rituel est bien rôdé, j'ai même quelques lettres d'avance. Mes timbres sont prêts, les enveloppes déjà remplies.
A chaque jour une lettre, en attendant que mes filles soient assez grandes pour me répondre. J'ai hâte ! Recevoir un petit mot me ferai bien plaisir, mais je sais qu'il est encore trop tôt. Ou un dessin tiens ? Ca m'irait bien. Elles n'y pensent pas, et c'est tant mieux : c'est qu'elles s'amusent bien et n'ont pas le temps de nourrir cette nostalgie qui guide la plume.
Je leur invente des mini événements, je leur raconte la préparation de la rentrée, la recherche du cartable, je me remémore les longues cartes que m'envoyait mon papa, quotidiennement. C'était "trop bien" lorsque je m'usais les yeux à déchiffrer son écriture appliquée mais par moments illisible. Je leur épargne cette difficulté, j'imprime mes courriers, ainsi même Elsa peut tenter de me lire. J'en suis à neuf lettres, pour neuf jours d'absence. Ah le temps me dure ... Allez je file à la Poste, je ne voudrais pas rater la levée. A plus tard.

Par Mariléti - Publié dans : Journal de bord de mère
Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 13:14

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T-g-naire-domestique[1]  

 

Il avait fait beau quelques jours et puis la grisaille avait repris le dessus. Pourtant j'étais décidée à forcer la chance et je m'étais attelée à la lourde et ingrate tâche de déplier pour la nettoyer la grande piscine que je n'avais guère d'espoir pourtant d'utiliser cette année. Dans la toile, des recoins confortables et replis sombres s'étaient dessinés, grottes éphémères dans des plissements géologiques de fortune ; le temps et l'immobilité prolongée avaient fait s'installer là quantité de limaces et d'escargots que je récoltais et expulsais sans ménagement, les propulsant vers un ailleurs plus vert mais moins humide sans doute, loin. Je progressais pli par pli, méthodiquement. Quelle crasse accumulée en huit mois d'hiver ! La pluie charriant poussières et insectes morts avait mouillé et sali la toile jusqu'au plus profond, pas une niche sans occupant, pas une saillie sans salissure. Je dépliais et à chaque recoin exploré je me rejetais en arrière, luttant contre mon arachnophobie. L'inévitable, le hautement probable, arriva : je découvris enfin - c'est que je l'avais attendue ! une tégénaire aveugle tapie, immobile, éperdue de lumière. Etait-elle morte ? J'avançai une chaussure du bout de la main. Elle se mit en mouvement, sans but, ses huit paires d'yeux frappées de cécité par le soleil succédant à huit mois de ténèbres ne parvenaient pas à s'adapter. Je tentai de la chasser de la main, elle ne me vit pas. Et puis ... je ne comprends toujours pas ... et puis la pitié m'a prise de cette toute petite bête. Je me suis accroupie, j'ai tendu la main ... Elle l'a escaladée timidement, ses deux pattes avant palpant mes doigts tendus, prudemment, bientôt elle fut entièrement dans ma paume et s'immobilisa. Je l'imaginais froide et piquante, elle était tiède et douce, je la voulais agressive, elle demeurait immobile ; je ne poursuivis pas plus avant mon exploration de cette phobie qui me tient depuis que j'ai cinq ans, je la posai en dehors du liner, et la regardai quelques instants. Elle reprenait vie, sa vision s'accoutumant sans doute à la lueur qui l'avait aveuglée, et disparut entre les herbes trop hautes du jardin. Pourquoi cette fois, cette unique fois peut-être, la phobie a-t-elle été battue en brèche par la pitié, je ne sais pas ... Je ne comprends toujours pas. J'en ai recroisé depuis que j'ai écrasées sans ménagement, alors pourquoi celle-ci a-t-elle eu grâce à mes yeux ?

 

EDIT : si mon frère chéri me lit, c'était la main gauche, je ne te toucherai plus jamais avec, c'est entendu.

Par Mariléti - Publié dans : En douceur
Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 14:14

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