Elles sont partout, ce sont les anxieux, les inquiets, les timides, les sourires pas convaincus, les visages adultes avec un regard d'enfant.
Tout petits, difficile de choisir des chaussures : celles ci sont-elles trop grandes ou trop petites ? elles serrent un peu, mais c'est peut-être normal ? et cet espace entre le pouce et le bout de la chaussure, il est plus confortable d'être ainsi, non ? non ?
et puis, grandissant, les choix, toujours délicats, deviennent de plus en plus déterminants, le mot "crucial" s'insinue.... choisir des études, choisir une université, un métier, un compagnon... un doute persiste, la recherche du confort total pollue finalement le bien être ordinaire espeéré. Cela sans doute accompagne les difficultés quotidiennes à se laisser aller, à s'abandonner. Le doute est toujours là, à vriller le cerveau, petite note qui oscille en puissance, parfois couverte par des fanfares triomphantes, un bonheur soudain, une tristesse intense. Et au bout de plusieurs années, ce doute-là se porte sur tout, sur lui même, sur son hôte : en fait c'est quoi être heureux ? Si on se pose la question, est-ce qu'on peut l'être ? ils se rappellent dans un bouquin de Sartre cette femme perpétuellement en quête de l' "instant parfait", et finissant par abandonner.
Etre heureux, ça se travaille.  C'est un abandon, un refus de résister, c'est cesser de chercher mieux parce que bien c'est déjà le bonheur .... mais bien sûr, mais ils le savent aussi, mais c'est comme comprendre celui qui croit en Dieu, l'envier, et ne pas avoir la foi. Combien d'années de thérapie pour comprendre d'où vient ce doute, et pour le détruire ? thérapie, travail sur soi, mâturation, qu'importe, mais combien d'années ??
Ces êtres-là sont peut-être simplement lucides ? non ? ou extraordinairement égoïstes, à toujours se contempler, se passer au peigne fin "suis-je heureux" ? faut-il les plaindre, les secouer ? faut-il les aimer ? le meritent-ils ?

Par Mariléti - Publié dans : Humeur du jour
Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 11:11

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  Grand Mamie

 

On croit que les vieux sont tous des livres fermés et qu’il suffit d’en effleurer la couverture pour les voir s’ouvrir et nous donner accès à tous leurs souvenirs. C’est bien plus compliqué que ça …

« Alors Mamie, tu me racontes comment c’était quand tu étais petite ?
-    Qu’est ce que tu veux que je te raconte ma chatte ?
-    Eh bien commence par me dire comment c’était l’école ?
-    Oh je n’y suis pas beaucoup allée tu sais.
-    Tu as commencé à quel âge ?
-    En fait j’avais neuf ans.
-    Et tes frères et sœurs ?
-    Mes sœurs aînées n’y sont pas allées du tout. En fait j’ai été la première fille à y aller. Tu sais à l’époque on n’envoyait à l’école que les garçons. Mes frères oui, eux ils y sont allés et ils ont bien réussi : tiens ils ont été tous les trois fonctionnaires c’est te dire !
-    (sourire) Alors ta sœur aînée elle a appris à lire comment ?
-    Eh bien elle n’a jamais su.
-    Comment vous y alliez à l’école ? C’était loin ?
-    Eh bien tu sais on n’habitait pas à la ferme pendant la semaine, on habitait en ville, on avait un appartement, c’était une assez grande ville pour l’Algérie, on allait à l’école à pied.
-    Et vous étiez sous la responsabilité de qui ?
-    C’est ma sœur Antoinette qui s’occupait de nous.
-    Elle avait combien d’années de plus que toi ?
-    Oh je ne sais plus … Elle était l’aînée et moi la … un, deux, trois, quatrième. Comme on est nés tous à deux ans d’écart elle devait avoir sept ou huit ans de plus que moi.
-    Et elle vous avait tous en charge ? C’était la petite maman ?
-    Oui c’est ça. C’était une deuxième maman.
-    Bon alors tu es allée combien de temps à l’école toi ?
-    Eh bien j’étais la première fille à y aller. J’ai commencé à neuf ans, et puis j’ai eu le typhus, alors je n’ai plus pu y aller.
-    Tu as mis combien de temps à te remettre sur pied ?
-    Oh la la ça a été long. Ca a dû mettre au moins un an. JE ne tenais pas debout pendant des mois. Je faisais de la décalcification : mes urines tournaient.
-    Tournaient ? Je ne savais même pas que ça existait.
-    On me mettait dans la cour de la ferme dans une chaise longue, à l’ombre parce que je n’avais même pas la force de me déplacer. On me portait. »

Elle était toute contente de me raconter un peu tout, mais pour accéder aux détails il faudra que je creuse patiemment.  Il y a de la matière sur quatre-vingt-seize ans : vie à la ferme, vie à la ville, quelques années de travail précoce, un procès, et puis le mariage, la deuxième guerre mondiale, les enfants, la guerre d’Algérie, le rapatriement, la nouvelle vie en France … 

Par Mariléti - Publié dans : En douceur
Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 14:30

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Deux-heures-a-tuer.jpg

 

Deux heures à tuer, deux heures offertes. Je me suis encore trompée dans l’horaire de mon rendez-vous avec mon psy, et me voici contrainte de mettre à profit du temps qui ne m’était pas dévolu. Je fais un tour chez le libraire voisin et m’installe à une terrasse de café.
Il est 9 h 30.
Des habitués sirotent leur consommation à quelques tables de moi. Ils sont bruyants, plaisantent avec les serveurs, s'installent, occupent l'espace sonore. Je les envie encore, je les enviais déjà lorsque j’étais étudiante, j’aurais tant aimé être de ceux et celles qu’on salue à leur entrée d’un geste de la main et d’un grand sourire, à qui l’on demande par-dessus le brouhaha « comme d’habitude ? » et qui acquiescent d’un signe de tête autoritaire avant d’aller s’asseoir à leur table. Mais je n’étais pas de ceux-là. Je ne possédais pas cette sorte de charisme qui rend immédiatement sympathique, cette faconde qui délie les langues et attire les rires et les anecdotes. Je me croyais ou me voulais sauvage, et sans doute l’étais-je ; persuadée d’être pour ainsi dire mariée je me désintéressais de toutes les tentatives de communication de la part de la gent masculine et décourageais les importuns par l’un de ces regards noirs que m’a légués ma mère et dont j’ai, parfois, fait moi aussi les frais, adolescente. Des yeux marron foncé virant au noir sous la colère, oh je connaissais bien l’effet qu’ils savaient produire. Je me rencognais derrière un livre et la fumée d’une cigarette, j’étais la ténébreuse, la mystérieuse, ou j’y jouais.
Las, je ne suis plus aujourd’hui que l’anonyme ! De quelle utilité me serait le serveur si je devais impérativement fournir un alibi ? Aucune je le crains. Je suis devenue transparente.
Ma foi, cela n’est pas sans avantages, le serveur qui s’affaire autour de moi à retourner les tables et installer les parasols ne s’occupe que de ne pas me bousculer.
A quelques mètres de moi, le carrousel 1900 se défroisse et se dégrippe, les enfants attendent déjà. Les mères sont sagement alignées en rond.
Je m’y revois, moi, tenant la petite main de mon aînée, c’était doux, on patientait, on espérait que le monsieur du « manèz » ne tanguerait pas trop ce matin et ouvrirait à l’heure. Est-il encore là ? Oui je l’aperçois. Il semble sobre, le pas est sûr, le teint bronzé n’est pas coloré de ce rose caractéristique des alcooliques qu’il arborait alors dès l’aube. Peut-être est-il guéri, si l’on peut guérir de ça.
Je souris, les tout petits s’agrippent aux rampes des chevaux de bois, au volant de la voiture de pompier ou du biplan, ils trépignent.
Voilà, la sonnerie retentit et la vaste machinerie s’ébranle.
Tout près, une jeune adolescente papote en regardant – est-ce de la nostalgie ? – le manège en mouvement : « ouais …. T’es où ? …. Ouais au manège, ben je t’attends quoi ! … ok mais dépêche-toi ». Ca ne doit pas faire si longtemps qu’elle n’y monte plus.
Une maman de trois croise mon regard, je lui souris, je ne la connais pas mais je me retrouve dans son regard fatigué, dans ce bonheur parfois un peu las, elle promène derrière elle deux petites filles proprettes et bien coiffées et son cadet qui dévore un pied nu dans sa poussette est d’une beauté qui fait se retourner les gens. Elle est fière.
Un enfant pleure : le tour de manège est fini, il faut descendre, papa ou maman a d’autres choses à faire et le tour octroyé était déjà une concession, mais que comprennent les tout petites filles aux concessions ? « Acooooooor mamaaaaaaan ». Mais la mère ne cède pas, attrape fermement la petite main de sa presque encore bébé et tire un peu, l’enfant cède, voilà, c’est ça aussi une concession.
Derrière moi la circulation se fait moins dense.
Les habitués ont rejoint leurs lieux de travail.
Le serveur est rentré.
Je suis seule à présent. Deux heures. On aurait pu me les voler, je me les suis offertes.  

Par Marie-Laetitia - Publié dans : Et pendant ce temps ...
Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 16:32

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trottinette

 

Bon, les enfants en vacances, je peux m’atteler à ces corvées qui m’attendent patiemment depuis trois mois. Ou plus. Au programme rangement des armoires et tri des vêtements. Ca m’esclave tellement que je ne m’y suis pas encore mise ; après tout elles ne rentrent que dans 12 jours hein, pas d’urgence.
J’allais m’y mettre – si si – après avoir fait mon lit, et puis je suis passée devant la trottinette de mon aînée qui encombre l’entrée depuis deux bons mois. Rapport au fait que ses roues sont flappies et  que rouler sur du chamallow c'est pas évident.

"Allez" me suis-je admonestée, "cette fois-ci tu vas les regonfler ces roues ! Ca doit pas être si compliqué ! Tu as la pompe (par miracle elle est ressortie du bordel il y a quelques jours, si c’est pas un signe …), tu as la trottinette, merde c’est faisable quand même !"
Hop ni une ni deux – c’est un effet de style destiné à donner l’impression qu’il va se passer quelque chose – je me saisis de la bête, de la pompe, et je commence. Je retourne la chose pour avoir accès aux roues, je me la coince entre les genoux, je dévisse le pétouillon antidégonfloir, et je tente d’aboucher la pompe. Je tente dis-je, parce que manifestement le gars qui a placé le truc là n’a pas pris en considération ces putains de rayons en calculant l’angle nécessaire pour placer une pompe à vélo. A force de tortiller la chose dans tous les sens, au risque de la casser et de rendre définitivement inutilisable la roue arrière à moins d’aimer rouler sur jante, je réussis enfin à coller le trou de la pompe sur le trou du pétouillon.
Mais pourquoi ça rentre pas ? C’est quoi ce bordel ? Je force, évidemment, avec toute la douceur déjà agacée dont je suis capable, mais rien, pas moyen de faire entrer le truc dans le machin. M’enfin, je l’ai déjà regonflée cette putain de trottinette, alors quoi ? A contre cœur, j’extrais la pompe des rayonnages et j’examine la chose. Rien, tout est normal, c’est une bête putain de pompe. Je reprends, rentre en force le truc dans le machin – vous suivez là ? et commence à gonfler. Pas la moindre résistance, rien, rien qu’un bruit de fuite d’air persistant et la roue qui me semble plus molle à chaque palpation.
Pétard de pétard, de quoi je vais avoir l’air moi si j’arrive même pas à gonfler une roue ? Déjà que j’ai pas le permis. Oui je sais rien à voir mais ça fait partie de mes humiliations quotidiennes. C’est fou comme une bonne humeur matinale génératrice de sages résolutions peut être mise à mal au point qu’on mettrait finalement la tête dans le four par une conne de pompe qui te renvoie à tout ce qui ne va pas dans ta vie, sanglot.
Bon, allez, on reprend dans le calme. Je réabouche la chose, le machin dans le truc, je coince, je pompe. Et rien. J’ai eu beau m’escrimer pendant une demi heure, invectiver la trottinette et cette connasse de pompe et au final dégonfler totalement les deux roues, lâcher une larme de rage dans un « mais tu vas gonfler bordeeeeeeeeel » y’a pas eu moyen de comprendre comment ça marche. J’ai lâchement abandonné. Je dirai ce soir au viking que les roues sont dégonflées et puis il fera ça en trois coups de cuiller à pot, et ça va encore m’énerver. Non on ne peut pas être douée partout, mais quand même regonfler une roue ça doit pas péter loin en points de QI. Humiliée, je suis retournée à ce que je sais faire, sanglot romantique : ranger, faire le ménage. Sanglot ravalé.

PS : quant au viking qui me lira forcément, si t’oses te moquer je ressors le coup de la commode … 

 

EDIT : après deux minutes sur Facebook qui ont donné à peu près ça "tu mets le truc dans le machin, ok, et après tu rabats le bidule qui est à 90 degrés ... ou alors c'est le contraire, tu mets le truc dans le machin avec le bidule en bas et après tu le relèves à 90 degrés" j'ai réussi à gonflerl es roues... Deux minutes  ! il lui aura fallu pour résoudre mon problème vital du matin !! Humiliée j'vous dis.

Par Mariléti - Publié dans : Rions un peu y compris jaune
Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 09:46

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On les a accompagnées en TER jusuqu'à Montparnasse. C'était bondé. Elles se sont assises à côté d'une petite vieille à qui Elsa a fait la conversation, bon gré mal gré, pendant tout le voyage, commentant tout du paysage aux gares passées, et racontant sa vie menue et dense avec enthousiasme. La petite mamie était sous le charme. Forcément, qui peut résister à Zazou ? 

Le viking n'a pas trouvé à s'asseoir. Moi j'étais à côté d'une dame flanquée d'un bouquet de fleurs deux fois trop grand pour elle et dont j'ai profité tout le voyage. En face, un monsieur dormait d'un sommeil paisible. J'envie ceux qui peuvent s'octroyer ainsi dix minutes de repos au milieu de la cohue des grands départs. 

 

monsieur-qui-dort.jpg

 

C'est passé vite finalement, dans des parfums de lys et de roses, ce qui me changeait pas mal des relents d'aisselles qu'on respire trop souvent dans les transports en commun. On s'est faufilé dns la gare, ma doué le monde qu'il y avait, on a retrouvé les grands-parents quelque peu hébétés, on n'avait pas beaucoup de temps devant nous, juste celui de faire de gros bisous, d'aller en urgence acheter du dafalgan pédiatrique "parce qu'on ne sait jamais", de composter les billets, de faire les dernières recommandations "soyez bien sages, obéissez à Papi et Mamie, amusez-vous bien, écrivez-nous un peu" .... et puis c'était déjà l'heure de se quitter. 

Au retour, j'étais assise en face d'un immense monsieur aux longs pieds emmanchés de jambes interminables et nous avons eu bien du mal à trouver comment faire cohabiter nos quatre membres sans jamais qu'ils ne se touchent... Je m'en fichais un peu, j'avais la tête ailleurs, les yeux perdus dans ce vide où nous fait tomber le défilement du paysage. Je pensais à tout autre chose, à la reprise prochaine du boulot, à l'endroit où je vais atterrir, et qui m'est encore inconnu, à ce chemin que je referai bientôt quotidiennement.

A la maison, les chambres étaient bien vides. Enfin vides .... parsemées avec art d'un bordel savamment éparpillé.

Les doudous laissés de côté faisaient triste mine : seuls les préférés entre les préférés sont partis dans la valise. Winnie, Porcinet, Tigrou (oui nous sommes sponsorisés par Disney), Pinp2 (Pinpin est parti, lui qui a « les deux yeux qu’est content »), les mange-cauchemars (nounours géants devant lesquels aucun ne peut résister), Poupée (on n’est pas toujours original quand on baptise à trois ans), Vanille, Chérie, … ça semblait presque tout triste ce petit monde qui ne sera pas dérangé pendant deux semaines.


  Doudous-Mathilde-sans-elle.jpg

 

Doudous-Elsa-sans-elle.jpg

Par Hemipresente - Publié dans : Journal de bord de mère
Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 20:46

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Mathilde en pleins devoirs noir et blanc

 

On les aime, oh oui on les aime. On les chérit. On va en cachette respirer leurs oreillers lorsqu’elles sont absentes. On range leurs chambres. On fait des emplettes pour la rentrée… 

Mais il faut bien être honnête : parfois, on est content de les voir partir… Spécialement lorsqu’on est tranquille, lorsqu’on sait qu’on les remet entre de bonnes mains, qu’elles reviendront la tête pleine de nouvelles images très douces qui ne seront qu’à elles, mais oui, on est content de cet espace à deux que leur absence nous offre.

Ca n’empêche pas le manque, ni l’amour, ni la tendresse dans les lettres quotidiennes. D’ailleurs voilà j’ai posté la première, pour qu’elles aient de la lecture toute douce dès samedi à l’arrivée. 

Le planning pendant leurs vacances sera des plus simples, repos, repos, repos, grasses matinées les jours de congé pour l’homme, siestes, repos, peut être un restau ou un ciné en amoureux ? On oublie, une fois qu’on a des enfants, combien ne se préoccuper que de soi est finalement simple et dérisoire. « Il faut s’aimer pour aimer bien ses enfants. Soit. Mais ça passe tellement loin au second plan ! 

Mais j'anticipe, j'anticipe !  Ce matin, elles étaient ravissantes comme toujours, pour leur dernier jour d’école. Zouzou emportait dans un sac plastique son « devine-tête », Zazou une brioche au chocolat. En déposant notre petite, le Viking a recueilli tous les compliments dont on peut rêver quand on est parent, une « petite fille douce, travailleuse, attentive, rigolote, vive, qu’on aime avoir comme élève, toujours gentille avec les autres, totalement prête pour le CP … ». Il n’en pouvait plus de joie, je crois même qu’il a dû rouler une pelle au directeur. La grande ? Ah la grande c’est plus compliqué. Depuis qu’elle a découvert vers 6 mois  - mon Dieu qu'elle a parlé tôt - qu’elle avait une langue elle ne s’est pas beaucoup arrêtée, et il lui est bien difficile de la tenir même en classe. Cela lui nuit, et je crains que le CM1 ne se révèle autrement plus compliqué que le CE2 … Elle a des facilités, sans précocité ni génie, mais elle ne se foule pas et me rapporte autant de 18 que de 11, parfois un 8 penaud et je constate alors sur ses copies qu’elle n’a tout simplement pas terminé ce qu’on lui demandait. Il y aura des révisions cet été, mais je la laisserai surtout lire, encore et encore, elle aime tant ça. Ca, c'est fait ! Bon si elle pouvait comprendre que l'école est avant tout un lieu où l'on apprend plutôt qu'un joyeux jardin d'enfants entrecoupé de périodes fastidieuses où l'on copie des leçons, ce serait top. Ca viendra. Mais si. J'y crois.

 

Et voila l'école est finie

Par Marie-Laetitia - Publié dans : Journal de bord de mère
Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 09:35

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