Sur France 2 que je regarde à l'instant, on s'étonne une fois encore du manque
d'investissement des pères dans la vie familiale, dans les corvées, dans l'éducation des enfants ...
A titre tout personnel, et en guise de préambule, il me semble absolument impératif - et je le fais systématiquement avec celles de mes
amies qui se plaignent de la paresse de leur conjoint - de rappeler aux femmes que la Maison n'est PAS leur pré carré et qu'elles doivent apprendre à lâcher du lest et à faire confiance, à
laisser faire, et à donner envie de faire. Et que si tout ayant été essayé leur compagnon reste un foutu fainéant entretenu dans son jus, elles ont toute latitude pour le fiche dehors. On n'a
qu'une vie c'est pas pour se faire chier avec quelqu'un qu'on n'aime plus.
Ceci étant posé, je pense qu'il est temps de proposer une mesure législative réellement novatrice :
le CONGE PATERNITE OBLIGATOIRE DE 6 MOIS.
Pourquoi cette mesure est-elle fondamentale ?
Pour que les pères s'impliquent dans la vie de leurs enfants - pour que les mères leur laissent la place de le faire. Réalisant au cours de
ces six mois que l'homme qui partage leur Maison est capable de faire aussi bien qu'elles, la relation mère/père/enfant partira sur des bases solides.
Pour que les hommes jeunes soient à égalité avec les femmes jeunes face à un employeur inquiet de leur fertilité qui trouvera tôt ou tard à s'exprimer. Si les hommes sont aussi potentiellement
déficients en cas de grossesse, ce motif de discrimination s'annule.
Pour que les enfants soient construits et structurés par une autorité masculine autant que féminine et en présence de deux adultes qui vont alors véritablement élaborer une éducation conjointe.
Pour que cette parenthèse dans la vie d'un couple qui devient une famille, ou d'une famille qui s'élargit, soit l'occasion de se retrouver,
de remettre les choses à plat, en présence de tous les intervenants, afin que l'équilibre qui se met en place soit durable et fondé sur des bases solides.
Pour réduire le taux de dépressions post partum. Deux qui se lèvent, c'est deux fois moins de fatigue par personne. Une présence constante
avec la mère c'est deux fois plus de chances de dépister un mal-être et une dépression qui s'installe.
Voici une mesure réellement féministe, qui ne laisse pas le choix, que ce soit à l'homme qui semble le principal stigmatisé, ou à la femme : se cantonner dans les tâches domestiques cela se
désapprend, laisser le champ libre au père cela s'apprend, se pousser un peu pour faire de la place à l'homme dans les corvées, cela doit être obligatoire. L'éducation, la première, à refaire, ce
n'est pas celle des garçons : c'est celle des filles !
Par Marie-Laetitia
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Publié dans : Je m'engage
Mercredi 8 avril 2009
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08
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/2009
13:29
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Tout a fait d'ac avec toi sur ce point : expliquer aux filles, aux petites filles, que l'enfant ne leur appartient pas - point à la ligne et il n'y a pas de plus grand preuve d'amour que de laisser l'autre libre. Si les futures mères comprennent cela, bien des conflits futurs deviendront caducs.
Qui voudrait devenir propriété de quelqu'un, anyway ?