Vu, lu, entendu

Juste un petit mot vite fait pour attirer vos mirettes chez Princesse Cam Cam, parce qu'elle le vaut bien. C'est de l'illustration comme j'aime, jamais neuneu, ni mièvre, ni blogolike sans nez (je ne supporte pas cette mode, mais d'où vient-elle ??). C'est beau, sobre ou pas, mélancolique volontiers, coloré et pastel tout à la fois. On en redemande. Voici quelques extraits (je ne me permets pas de mettre directement ses images)

 

La belle au bois dormant  

Guide Fnac  

Où est mon chat ? 

Elle fait des merveilles aussi chez "La marelle en papier", site vers lequel j'ai envie de mettre des liens à chaque rentrée. Cette année si j'ai des sous pour, y'aura des beaux cahiers chez mes poupettes.

 

 

Par Mariléti - Publié dans : Vu, lu, entendu
Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 08:31

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Bon j'aurais bien aimé mais c'est pas moi qui l'ai dit.
C'est mon frère.

"Je fais toujours mon caca au bureau les jours où je bosse. J'adore l'idée que mon patron me paye pour chier".

Qu'est-ce vous voulez ajouter à ça ?


Par Marie-Laetitia - Publié dans : Vu, lu, entendu
Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 13:48

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                            Le Passant chagrin, publié aux Editions Mic Mac                 

Ca vous sèche au bord des yeux et ça tire encore un peu pendant de longues, longues minutes, parce que jamais vous n'aurez l'envie d'essuyer d'un revers négligent de main ces traces de votre tristesse. Ca vous colle à l'âme sans rien pouvoir y faire.
"Le Passant chagrin" d'Andrew Holleran (Grief en VO) est le récit d'un travail de deuil au coeur d'une ville qui semble éberluée d'avoir survécu, finalement au SIDA.
Lorsqu'il s'installe à Washington, après la mort de sa mère, le narrateur pense avoir fui assez loin pour réussir peut-être à construire ici ce qu'il ne s'est pas décidé à détruire là-bas. Lorsqu'il s'installe dans la chambre qu'un de ses amis a trouvée pour lui en location dans une de ces magnifiques maisons que compte la ville, il dispose d'une journée pleine pour apprivoiser la maison, qui s'offre à lui, meublée, peuplée de la vie d'un autre ... comme la ville se livrera à lui petit à petit. De petites touches savamment dosées, des impressions, des musiques envolées aux fenêtres, des parfums, composent avec une élégante nonchalance l'ambiance merveilleusement mélancolique de cet ouvrage, on se laisse baigner par le chagrin omniprésent, les absences, les regrets, le deuil des êtres chers et de la jeunesse fânée. Le narrateur se parle à voix haute, pas vraiment ignorant de notre présence mais plaisamment insoucieux, et cette distance volontaire qui le fait hésiter entre le ton de l'autobiographie et celui du roman nous place, nous lecteur, entre des limbes indécises : de ce poste d'observation au-dessus de son épaule nous voyons se dérouler une réalité tout juste décalée de quelques atomes, palpable, et sa tristesse languide nous gagne comme elle baigne les pages que l'on tourne, trop vite et à regret.
Voilà un ouvrage dont on ne saurait faire ni l'économie, ni le deuil ; il parle à notre expérience comme à une amie chère et l'instruit, au creux de l'oreille, sur la perte, l'absence, et la difficulté, au fond, d'être celui qui reste.

La traduction de Christine Spadaccini est lumineuse, simple, sans affèterie, et restitue avec un infini respect toutes les finesses de l'auteur. Une commune tendresse pour le verbe doux et les entrelacs du récit semble unir la traductrice à son auteur, pour notre plus grand plaisir.

Par Marie-Laetitia - Publié dans : Vu, lu, entendu
Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 11:23

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