La perfide Marie Providence profite qu'elle vient pas au Salon du Livre pour me taguer en douce d'un questionnaire même pas à la Proust, et vla qu'il
faut que je me fade de révéler cinq insignifiances relatives à ma petite personne. Merci bien Dame Rennard, la postérité vous en sera reconnaissante, comme il se doit, éternellement, sinon ce
serait point de la Postérité. Or donc ...
1) J'ai une tête à poux. Y'en a UN dans le bus, RER, ou en transit sur la tête de mes gosses... il est pour moi ! Le souci c'est que sur mon
crâne il prospère et s'étale vite en une colonie grattogène, et que je mets des plombes et des sous à m'en débarrasser. Sans jamais réinfester personne parce qu'on est "trop bien" chez
moi.
2) Je pense très rarement à couper les ongles à mes filles. Alors ça pousse et ça se recourbe contre le doigt de pied et puis au détour d'une
histoire, pendant que je leur poupougne le peton en prenant la voix du grand méchant loup, mon regard tombe sur cette onycochose torturée et je passe une heure et demie à retrouver les petits
ciseaux à bout rond qui vont bien même que quand j'ai remis la main dessus la minette concernée dort à poings fermés.
3) Quand j'aime beaucoup un plat très chaud j'ai immanquablement la goutte au nez en le dégustant.
4) Je supporte pas de voir quelqu'un tremper ses tartines mais j'adore le faire.
5) Je chante Goldman comme personne (encore heureux) et pourtant je le jure je n'ai aucun disque de lui !
Bon, à présent je refile le bébé. Attention voici les heureux gagnants .... :
- ALEX tu t'y colles toi aussi tu glandouilles donc hop pouf pouf c'est parti
- NINA ca fait trop longtemps que t'as pas traîné tes guêtres par ici alors zou !
- MOMO le surdoué également, je t'attends
- AUDE la voyeuse (ça a une autre gueule que voyante croyez-moi)
- et DENISE qui a le droit de nous le faire en une planche et cinq bulles
Voilààààà dites pas merci c'est pour votre bien. Enfin quelque chose dans ce
goût-là.
Par Marie-Laetitia
Jeudi 6 mars 2008
12
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Engageante la Reine mère hein ?
C'est un vrai drôle de truc l'inconscient (non n'ayez crainte je ne vais pas vous abandonner seuls
à cogiter sur cet aphorisme d'une profondeur qui, comme le vide intersidéral, fait peur).
Mon prénom, c'est pas fait exprès, était celui de la môman de Naboléon, le premier. La fierté des Corses d'ici et d'ailleurs, c'est dire si l'insulaire est con ... (ah c'est
comme "nègre" pour un noir, je suis corse j'ai l'immunité ! j'ai le droit de dire que le corse est con !)
Bref.
Donc maman disait "Laetitia c'est joli et doux" papa disait "Marie c'est beau et fort" et vlatipas que mélangi mélangea c'est moi que vla. Je l'ai détesté à certains moments ce prénom compliqué
que des profs ineptes essayaient de prononcer avec l'accent, non mais franchement, est-ce que je m'attardais sur leur nom de famille grolandais moi ....
Quand je me suis cherché un pseudo j'ai fait le tour des tartufferies existantes, ça hésitait toujours entre poético-adolescent et désespéro-gothique.
Et puis ca m'a sauté dessus, quand j'étais bambine ma mère se plaignait de l'épi congénital que mon frère et moi portions au sommet du crâne, là où les cheveux font un tourbillon, dans un sens
pour moi, dans l'autre pour mon frère, là où on voit bien les pellicules et les poux et surtout, surtout, les ratés du coiffeur ; elle appelait ça "le remolino", le tourbillon dans son espagnol.
Je me suis dit que c'était bien assez privé et bien assez torturé et trouducuté comme pseudo alors je l'ai pris. Mon mail depuis ce site c'est ça.
Y'a quelque temps je me suis auto googlée, id est j'ai cherché mon prénom sur Google. Et je suis tombée sur la maman de Nabo, forcément. Eh ben son nom de jeune fille c'était Ramolino. J'en suis
pas encore revenue...
Par Marie-Laetitia
Jeudi 6 décembre 2007
8
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Il y a des périodes comme ça totalement stériles, je n'écris que de la merde en flaques. J'ai beau m'y coller de force et faire de mon
mieux, faire du chiffre, des lignes, du décrassage ... c'est de la bouse à sulfater. Désolée. Ca reviendra. Ca revient toujours. Mais là tout de suite rien n'est vivant dans mes mots,
c'est tout bloqué deux ou trois portes avant de franchir le pas de mon inconscient, tout interdit. Je vous parlerais bien, tiens, d'un de mes ex, qui ne m'a jamais fait l'amour et je ne sais pas
pourquoi, pourtant j'étais belle. Ou de ce petit couple illégitime que je croise dans le RER ! Et de la belle maison que je n'avais jamais vue avant que les élagueurs ne massacrent le
marronnier juste devant et qui a l'air franchement gênée d'être regardée de nouveau, la vieille bâtisse. J'aurais plein à dire sur l'appartement qu'on a visité comme par effraction, gênés, de
cette vieille dame qui est morte sans crier gare et qu'on met en vente avec tous ses meubles, ses souvenirs, ses tableaux hideux et même la photo de son petit fils à l'armée dans un cadre dans
l'entrée, de l'autre côté du miroir c'est la photo de son dernier caniche, j'en avais des bouffées d'angoisse et de tendresse partout. Par moments j'écris comme si j'étais perchée au-dessus
de mon épaule droite à lire ce que j'écris et ça, c'est mauvais mauvais mauvais. Alors soyez patients (plus que moi en tout cas) promis je vais reviendre plus longuement, mais là tout de
suite ... pets de mouche.
Par Marie-Laetitia
Mardi 4 décembre 2007
2
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