M'énerve

Après Poupin la bulle qui soutenait avant son périple africain que la capote favorise le SIDA, vlatipas qu'une de ses éminences nous apprend - le Vatican et ses chercheurs, une histoire à écrire ... - que la capote LAISSE PASSER LE VIRUS et que par conséquent se protéger ne protège pas. Les trous du latex laisseraient pas passer les spermatozoïdes mais le virus, oui. Alors là ... ça faisait bien 20 ans que je l'avais pas entendue celle-là !

C'EST FAUX.

S'il peut arriver que le latex soit rendu poreux aux virus comme aux spermatozoïdes c'est dans deux cas précis et limitatifs :

- si on met une capote sur l'autre en se pensant plus protégé qu'avec une seule (parce que latex sur latex il y a 9 chances sur 10 que les deux se déchirent parfois de manière invisible à l'oeil nu)
- si on utilise, en lieu et place d'un lubrifiant à l'eau acheté en pharmacie, n'importe quel composant d'origine ménagère aux propriétés huilantes et glissantes (je vous laisse utiliser votre imagination) certes incontestables mais dont les acides gras vont venir interagir avec les protéines du latex et le détériorer suffisamment pour lui ôter tout intérêt y compris contraceptif.

Hors ces deux cas de mauvaise utilisation du préservatif, il demeure la SEULE protection efficace contre TOUTES les MST. Je parle ici aussi bien du préservatif masculin que féminin.
Continuez de vous protéger, de protéger votre partenaire.
Ayez toujours des capotes chez vous, donnez-en à vos amis comme on dépanne d'une clope, mettre un préservatif c'est un geste du quotidien.

Libre à vous ensuite, une fois que la relation s'installe dans la durée, de faire des tests de dépistage et une fois assuré de votre séronégativité aux trois principales plaies (SIDA, Hep B, Hep C) de vous emmancher à cru, beurré si besoin de tout ce que votre imagination fertile pourra vous suggérer de vous tartiner l'un sur l'autre pourvu que ça glisse et que ça ait bon goût.
Par Marie-Laetitia Gambié
Vendredi 27 mars 2009

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  On ne s'en aperçoit toujours pas, quand les gens font grève ?

L'apostrophe servant de titre à ce post est une référence à l'inoubliable "casse-toi pauv'con" lâché par notre Présipotent (la classe internationale tellement qu'il est fort tellement qu'il est intelligent) à un réfractaire au serrage de louche qui l'avait snobé en 2008 au Salon de l'Agriculture.
La question posée est bien évidemment une référence à la déclaration faite par le même présipotent à la tribune lors du Conseil national de l'UMP en juillet 2008, alors que ledit cuistre s'exclamait fort satisfait de lui-même, "aujourd'hui en France, quand il y a une grève personne ne s'en aperçoit".
Ayons la mémoire longue, la rancune tenace, et les idées bien en place. Et ... semons des graines !


Par ML
Jeudi 19 mars 2009

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... les Joyeux Marketeux Réunis qui m'écrivent par centaines des courriels intempestifs pour me vanter les mérites des traitements préventifs et curatifs de la débandaison, de la chute des cheveux, et de l'arthrite grippante handicapante, je suis un homme dégarni mou du zizi furieusement hétérosexuel vivant plutôt mal sa soixantaine bedonnante. Quand même, c'est fort la pub.
Par Marie-Laetitia
Jeudi 1 janvier 2009

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C
'est formidable le Téléthon. Toutes ces volontés soudées autour d'un même projet, c'est beau, c'est émouvant, on y va de sa larme et on compose évidemment le 3637. Y'a rien à redire à ça, on fait avancer la recherche et on en est fier, les myopathes ils sont un peu à nous maintenant.
Sauf que ...
Honnêtement, quand on voit que 100 millions d'euros par an ont permis de réaliser des avancées aussi monumentales que celles accomplies dans le domaine des maladies génétiques rares ces dix dernières années, on a un peu mal au plan de relance de l'économie. 100 millions d'euros, c'est quoi pour l'Etat, franchement ? Un milliard en dix ans ? On ne peut pas imaginer que cet argent soit injecté dans la Recherche par nos impôts ? Ce ne serait pas encore plus beau, légitime, magnifique, et profitable à tous ? N'est-ce pas le rôle du financement public que de faire avancer la Connaissance en donnant des sous aux chercheurs, que ce soit pour la recherche fondamentale (largement financée par le Téléthon) ou pour la recherche appliquée ?
Le souci c'est que si le petit myopathe fait pleurer, il fait pas vendre ! En tout cas i fait pas vendre du brevet. Je vous le rappelle, en France pas moyen de breveter un gène, alors forcément, même si des débouchés thérapeutiques se font jour, ils n'ont que peu de chances d'être un jour rentables et ça, ça chatouille l'éthique du labo pharmaceutique avec lequel les Universités et les chercheurs sont aujourd'hui mis en concurrence.
Je veux bien donner au Téléthon, et le plus souvent je donne. Je veux bien donner aux Restos du coeur, et le plus souvent je donne. Mais ne serait-il pas plus légitime et juste que ce soit la solidarité nationale incarnée par l'impôt, dût-il être profondément rénové et son assiette totalement repensée, qui pourvoie au matériel des chercheurs et à la subsistance des plus pauvres ? Je veux bien donner au Téléthon, mais je préfèrerais donner plus à l'impôt et avoir ainsi la garantie que mon argent sera employé dans l'intérêt général, que d'assister impuissante au débloquage de fonds mirobolants pour sauver le système bancaire d'un naufrage auquel je ne suis nullement partie prenante. 
Par Marie-Laetitia Gambié
Samedi 6 décembre 2008

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Que chacun juge par lui-même ... oh, ne cherchez pas sept erreurs, il n'y en a qu'une ... de quinze mille euros environ ... broutille ... Photoshop nous affranchit en deux coups de cuillère à pot (1) de ces petites avanies et oublis divers. Non, pas d'émerveilleemnt technique. La vraie interrogation c'est : censure ou autocensure ? 






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(1) ah voui, j'ai lu une explication qui devrait ravir notre Marie si toutefois elle lui était encore inconnue, relativement à cette jolie expression, qu'on impute au papa de not' bon roi Henri (IV) qui serait né "en deux coups de cul hier à Pau" - presque sûr que c'est faux mais c'est joliment faux en tout cas
Par Marie-Laetitia
Jeudi 20 novembre 2008

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Quand j'étais gamine, mon grand-père m'avait un jour au détour d'une râlerie d'ennui et de bâillement énoncé un proverbe qui ne laissait pas de susciter ma perplexité ... "Mais mon petit, le temps, c'est de l'argent !" Quand on ne touche pas même un peso d'argent de poche, voilà qui est pour le moins obscur ! Comment donc pouvais-je récolter des sous en laissant passer du temps ? Certes j'avais l'ennui fertile, et les heures longues des mercredis que je passais chez lui à écouter s'égrener les minutes de la lente horloge m'amenaient souvent à inventer des jeux créatifs ou stupides qui tuaient au passage quelques minutes interminables, mais jamais ô grand jamais je n'y gagnais de pognon ... ! J'ai compris, bien sûr, avec les années. Il appartenait à une génération qui avait pu croire que le travail payait et que la paresse et le vice étaient les mamelles du chômage. Celui qui bossait gagnait bien sa vie, et celui qui ne s'en sortait pas était un bon à rien. Merveilleux manichéisme que l'on voudrait remettre au goût du jour !

Et pourtant ... Parlons un peu de moi, de l'adulte que je suis devenue.
Du pognon, avec l'homme, on n'en a pas, et du temps pour en gagner plus, du temps épargnable et transformable, on n'en a plus, ni à revendre ni à louer. Lui bosse cinquante heures par semaine pour un Smic, et moi je suis aux trente-cinq heures et j'assume donc presque entièrement les tâches ménagères ... Dans nos emplois du temps respectif, il n'y a pas d'heures creuses, il n'y a pas de temps mort que nous pourrions judicieusement employer à ajouter un peu de beurre dans nos épinards. Nous avons dû apprendre à vivre avec ce que nous avons, parce qu'il n'y a pas d'autre choix possible.
Dans ma génération, dans ma tranche d'âge, dans ma classe sociale, le proverbe s'est donc vicieusement inversé. Voyez-vous, le temps, nous, on n'en a pas de rab, celui dont nous disposons suffit tout juste pour faire face à toutes nos obligations. Notre vie est une course permanente pendant laquelle nous gagnons à peine de quoi subsister et faire vivre nos enfants.

Aujourd'hui, il me semble qu'on devrait plutôt écrire "l'argent, c'est du temps". Parce que le temps disponible pour être heureux, il s'achète ... Eh vi ... L'argent, c'est ... une femme de ménage, une baby sitter, des vacances au soleil, un mi temps, des loisirs ... toutes choses qui nous sont inaccessibles et qui font ressembler le quotidien un peu moins à une lutte acharnée et épuisante pour la survie.

Alors lorsque j'entends dans l'émission d'Yves Calvi un précieux conseiller en placements recommander aux péquenots fauchés et surendettés de la France d'en bas de "toujours se constituer un pécule de sauvegarde pour les coups durs" je sens la rage me gagner. Il ne lui semble tout simplement pas pensable que la moitié de la population puisse vivre en flux tendu et doive choisir, mois après mois, d'acheter SOIT de la viande, SOIT des chaussures à ses mômes, de faire soit soigner les chicots de l'un soit de changer les lunettes de l'autre. C'est ça la vie, c'est ça MA vie. Pas de temps ET pas d'argent. En plus de devoir endurer à trente ans passés et bac + huit à nous deux ce stress permanent de manquer, nous devons subir la méritocratie ambiante d'une folle injustice qui nous culpabilise d'être dans cette situation. "Ceux qui réussissent le doivent à leur courage, ceux qui rament sont donc forcément des feignants". Non non et non. Autour de moi tout le monde bosse à corps perdu, tout le monde en chie pour joindre les deux bouts, tout le monde finit le mois vers le 15, et des feignants je n'en connais pas !

Tiendrons-nous longtemps sans rien faire ?

Par Marie-Laetitia
Mardi 28 octobre 2008

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Taxe sur la bouffe grasse. Idée de génie ! Démonstration !


Caddie d'un pauvre : nouilles, chips, jambon de merde, salade de fruits par deux kilos, pâté recyclé, total = 13 euros 40 pour une semaine.


Caddie d'un modeste pas pauvre : légumes bio, viande de qualité, fruits frais, smoothie, pommes de terre nouvelles, tomates cerises. Total = 221 euros 34 pour une semaine.


Le pas pauvre : c'est BIEEEEEEN. Tu mets toutes les chances de ton côté et du côté de tes enfants pour vieillir sereinement en bonne santé et coûter pas trop cher à la société. Continue comme ça. Pour la peine, on va baisser les taxes sur tes légumes bio.


Le pauvre : C'EST MAAAAAAL !!! Tu vas grossir et ce sera de ta faute ! Non seulement t'es pauvre mais t'es gros et con, jamais tu t'en sortiras. Et en plus t'as fait des mômes ??? Pour te faire comprendre à quel point c'est PAS BIEN ce que tu fais, on va surtaxer ton jambon gras et tes chips pourries pour que tu sois OBLIGE d'acheter des bons haricots verts en boîte premier prix qui sortent quoi qu'il en soit de ton budget. Ah aaaaaah, on fait moins le malin hein ? Tu croyais pas qu'on allait payer pour ton infarctus non, salaud de pauvre ! Non mais j'te jure, si on les éduque pas un minimum les cons, on s'en sortira jamais.
Par Marie-Laetitia
Lundi 6 octobre 2008

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