Les gens

Ayant enfin apuré ma dette de travail, je reviens à des horaires plus raisonnables. Je ne croise de ce fait plus les mêmes êtres, animaux ou humains, dans mes transhumances quotidiennes. Lorsque je referme doucement la porte du jardin le matin, le jour est déjà bien assis malgré la fraîcheur.


Il en est un, un humain, qui depuis lundi retient toute mon attention. C’est un homme grisonnant à l’âge incertain ; il ne change pas de tenue mais ses vêtements sont toujours propres et repassés, une chemise en coton bleu ciel et un pantalon gris souris en lainage un peu râpé. Il ne dégage pas d’odeur tranchante, tabac, alcool, savon, déodorant bon marché, ou sueur. Propre et soigné, mais des cheveux courts qui rebiquent dans le cou et se vrillent en boucles gênantes qui lui descendent sur le front ; des lunettes en plastique noir, modèle indatable, aux verres multiplement rayés ; il se chausse de baskets auxquelles même le cirage lustrant qu’il emploie ne parvient plus à redonner leur blancheur d’origine, d’il y a bien longtemps. Il prend le même autocar que moi.

 

Lorsque j’arrive à la station, toujours un peu en avance, il achève sa curieuse besogne. Matin après matin il déverse dans le conteneur à verre situé sur le parking de l’hypermarché voisin des dizaines de bouteilles vides qu’il convoie dans un cabas immense aux poignées renforcées, la fermeture à glissière tirée. Il les extirpe précautionneusement de leurs sacs en plastique individuels, de toutes tailles et toutes couleurs, et les glisse par la languette de guidage avec une grave lenteur, ne parvenant pas à atténuer dans ce geste prudent pourtant toujours répété le fracas de leur chute et du bris inévitable. Puis il replie un à un les sacs, les rassemble, les entasse. Je l’ai surpris ce matin à se saisir avec gourmandise, l’œil en coin, d’un sac qui dépassait d’une poubelle publique…

 

Par Marie-Laetitia - Publié dans : Les gens
Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 00:00

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rois du rire 10 a[1] Apprendre les gens ca prend du temps ... et le plus souvent, quand on a appris on s'en désintéresse ... c'est un jeu de séduction amicale dont je ne m'explique pas bien les motivations ... Depuis quelque temps déjà, l'objet de ce petit jeu, c'est ma compagne de train. Je l'apprends. Et elle aussi. On doit fonctionner un peu de la même manière. On se tâte du bout de l'humour. Et qu'est ce qu'on rit ! C'est le type de filles dont je serais je pense tombée raide dingue si j'avais été de l'autre côté de la barrière, dans la peau d'un homme ou lesbienne. A choisir, plutôt un homme, parce qu'elle, pas lesbienne le moins du monde hein.

Cette nana exhale un parfum d'une sensualité, pfou, décoiffante, c'est une petite blonde piquante au nez retroussé, teint hâlé de vacancière perpétuelle, une pile électrique - pas du tout mon genre habituellement, mais elle a THE voix grave et THE sourire qui tuent, cette fille est vivante et spirituelle, jolie et rayonnante ! Je dois pas être à cent pour cent hétéro parce que faut toujours que je les trouve bien craquantes mes copines pour flasher dessus en amitié, quand même ... bref ... disons que je les choisis bien.

Et donc, avec cette J. dont auquel que je commence à connaître un peu toute sa vie par ce petit oeilleton qu'elle ouvre sur elle-même, on se paye tellement des bonnes tranches  dans nos TER biquotidiens qui nous occupent quand même une demi heure chaque matin et chaque soir, que, jour après jour, ça devient une surenchère de déconnade. C'est une chance que dans nos tortillards y'ait encore des cagouinsses, parce que mardi je m'ai fait pipi dessus. Si. C'est à celle qui fera le plus marrer l'autre. Hier soir c'est moi qu'a gagnééééé elle avait du rimmel partout et elle a bavé !

Quand on s'assoit (si si ça arrive encore parfois qu'on trouve des places assises !) c'est forcément à côte d'un pauvre hère qui n'en demandait pas tant et qui soupire de malchance d'avoir écopé de deux post-adolescentes hystériques, mais assez rapidement, même s'il fait mine de dormir, il pouffe, repouffe, et finit par rire ouvertement. Hier on en a fait pleurer de rire une jeune. Ca fait un bien, punaise ! Une cure de jouvence, là, à parler de tout et de rien sans aucune espèce de sérieux, jamais, sans aucun tabou mais sans ce cynisme omniprésent, et en partage de couilles complet, on arrive toujours à trouver un angle débile à exploiter au maximum. Et on rit des mêmes conneries.

Je rajeunis de vingt ans tous les soirs, bon ok ça dure pas ... mais je crois que ça va finir par se voir quand même.
Par Marie-Laetitia - Publié dans : Les gens
Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 10:43

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Avant que d'emménager en province - ah ben si, c'est la province, j'ai un numéro de téléphone en 02 et ma fille n'a pas les vacances en même temps que Paris - nous habitions dans une ville moyenne de banlieue parisienne, plutôt cossue et bien fréquentée, où la délinquance se bornait à faire exploser des pétards dans le jardin des voisins qu'on n'aime pas et à ne pas payer son ticket de bus ... C'était gérable. La police municipale se pavanait dans des véhicules flambant neufs (mouafffff flambant) et des uniformes de cow-boys castrés (sans flingues) et effectuait des rondes dissuasives au ralenti dans les petites rues. Y'avait bien une MJC mais pas une seule casquette de rappeur devant. Etonnant. Bref.

Ma minette deuxième était en nourrice - pouf pouf, chez une assistante maternelle - à un bout de la ville, et nous habitions à l'autre. Trois kilomètres de distance - et je rappelle aux esprits moqueurs que j'ai pas le permis. Lorsque c'était à moi d'aller la récupérer chez la dame, qui ne tolérait pas la moindre minute de retard - et je la comprends au fond : vous feriez du rab à l'oeil, vous - je me fadais donc dix minutes avec la poussette pour rallier l'abribus de la navette transurbaine qui me ramènerait à bon port. Qu'il pleuve, neige, vente. Et il pleuvait, neigeait, ventait, presque toujours quand c'était MON soir. Allez comprendre.
On voit souvent les mêmes têtes dans les bus, et on finit par connaître la vie de personnes à qui, pourtant, on restera toujours étranger, simplement parce qu'elles papotent entre elles.
C'est de cette manière, d'oreille traînante et lasse, que je commençai d'entendre parler de cette nouvelle infraction mineure mais lourde de conséquences qui était apparue en ville et défrayait la chronique (c'est dire si qu'on avait des trucs à se raconter hein) : un allumé, un salopard, un dégénéré ou juste un petit con, s'amusait à balafrer tout en longueur les carrosseries des bagnoles, surtout les grosses, un peu partout en ville. La police municipale était aux abois, pensez hi hi ils n'avaient rien eu d'aussi palpitant à se mettre sous la dent depuis pfffou au moins l'Histoire de la Panne Informatique du Distributeur à Billets!, et je le savais parce que la dame qui en causait, ben son mari en était membre. De la police municipale. "On" soupçonnait un malveillant esprit révolté de vouloir punir le bon bourgeois. L'information, répétée et étayée soir après soir,  se fraya un chemin jusqu'à mon neurone à mémoire, et y resta. Un peu comme on garde un sac plastique au cas où qu'il resservirait.Un jour. Sauf que là, le jour arriva bien vite.  Ce vendredi soir de septembre, rendue à mon arrêt, je manoeuvrai comme d'habitude seule la poussette démesurée, la descendis sans qu'aucune âme charitable masculine ou féminine ne vînt me prêter main forte, ou faible j'aurais pris aussi, et m'extirpai du véhicule communautaire en faisant un merci et au revoir au chauffeur que je connaissais bien. Voilà, j'étais enfin sur mon trottoir, à deux pas de chez moi. Quasi rendue, enfin, et en week end !

Sous l'abribus, y'avait une petite vieille. Toute menue. Sont souvent toutes menues les vieilles bien vieilles. Racornies comme des Golden qui n'ont pas pourri mais desséché. Elle n'attendait pas le bus, elle passait juste par là, et s'était arrêtée pour me regarder en descendre seule et pestant ; elle m'observait à présent, les yeux étrécis, m'escrimer avec mon catafalque à roulettes pour contourner par la route un gros 4x4 garé en dépit du bon sens à 65 cm des bornes de délimitation du parking du Prisu, lequel était d'ailleurs quasiment vide c'est dire si le conducteur était pas un gros con de bouffer le trottoir avec son engin. Je râlais, pensez bien, à haute et intelligible voix, contre l'andouille phallocompensé du V8 ! Aucune visibilité pour contourner, pas le bon côté de la route, les voitures qui me contournent en train de contourner, la nuit qui tombe, la pluie aussi... Le bazar ! Et quand j'achève enfin ma manoeuvre par l'asphalte, au péril de ma vie ! - bon ok, il est passé deux voitures à 2 à l'heure -  la dame a également fini de contourner, par les 65 cm disponibles, le véhicule. Je la vois m'adresser sous son sac plastique à cheveux de vieille dame un immense et lumineux sourire et ranger dans son cabas noir son trousseau de clés qu'elle n'avait pas en main, j'en suis certaine, avant que j'entame mes exercices de créneau avec poussette .... Elle s'éloigne à petits pas mesurés, point pressée ... Un tilt se fait jour dans mon esprit embrumé, je m'enjoins à n'y point croire, non c'est pas Dieu possible ... Je cale le frein de la poussette et reviens sur mes pas. Depuis le phare avant jusques au réservoir, dans le beau noir métallisé du monstre, une énooooooorme rayure toute fraîche, encore bordée de tortillons de la peinture arrachée, saute aux yeux.
Vite vite, je m'éloigne du lieu du crime, que je cautionne mais n'ai guère envie de prendre sur moi. !!
Bon sang, j'ai coincé le Gang des Griffeurs, et il met du Daxon !
Pensez bien que j'en ai jamais rien dit à personne, mais elle a fini par se faire coincer quand même.
Aux policiers qui l'interrogeaient puis au juge qui l'a condamnée à une belle amende (merci madame la femme du policier), elle aurait dit sans en démordre jamais  que tant que la police municipale n'enverrait pas les cons à la fourrière au lieu de patrouiller le cul au chaud dans ses ZX de fonction, elle continuerait de rayer les voitures même si toute la quotité disponible de sa petite retraite devait y passer en amendes. Eh ben j'en ris encore.
Par Marie-Laetitia - Publié dans : Les gens
Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 10:17

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" Ouais mais nan paske stuveux .... ouais ... ouais ... nan mais chu trop d'accord quoi j'veux dire ... ouais ... haaaaaaan nan tu charries ? ... nan ... ouais ... à donf ... ah nan mais c'est trop trop ça en plus quoi ... grave ... ouais mais on est trop trop d'accord à chaque fois ça m'fait trop trop marrer .... hi hi hi..."

Après cette forte démonstration de complicité adolescente par portable entremis, la demoiselle raccroche et se tourne vers sa coreligionnaire en transports urbains pour lui faire part séance tenante de son ressenti exalté sur la conversation haletante qui l'a tenue occupée dix longues minutes, en des termes laconiques et efficaces.

 "S'tait Valou. T'sais la pouff à gros nibards. T'vois c'est qui ? Quelle conne chte jure celle-là. Ouais elle arrête pas de draguer le keum que j'kiffe". 

Là où ça devient rigolo c'est lorsque je croise le lendemain la même coreligionnaire seule, sur laquelle se rue du bout du wagon une jeune fille dont au premier coup d'oeil et malgré toute ma bonne volonté hétérosexuelle je ne peux m'empêcher de noter les attributs sexuels fortement corpulents exhibés à grand renfort de couleurs criardes, qui se dandinent agréablement et sans la contrainte d'un soutien-gorge au rythme de son amble de droite et de gauche. Et que son téléphone sonne. 

" Ouais mais nan paske stuveux .... ouais ... ouais ... nan mais chu trop d'accord quoi j'veux dire ... ouais ... haaaaaaan nan tu charries ? ... nan ... ouais ... à donf ... ah nan mais c'est trop trop ça en plus quoi ... grave ... ouais mais on est trop trop d'accord à chaque fois ça m'fait trop trop marrer .... hi hi hi..."

"S'tait Loula. T'sais la crevette à gros cul. T'vois c'est qui ? La pauv' meuf a croit qu'elle a une chance avec Kevin ..."

J'ai chaussé mon lecteur mp3 et laissé Bobby McFerrin m'emporter, et j'ai même pas ri.

 

Par Marie-Laetitia Gambié - Publié dans : Les gens
Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 14:00

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Photo perso Marie-Laetitia Gambié. Sur la passerelle entre deux RER.
Un joli tableau pour la Fête des Pères.

Il ne parle pas français. Le tout petit garçon dans ses bras trottinait il y a une seconde à ses côtés, son pas se faisait plus lourd, plus lent, il s'est frotté les yeux mais il n'a pas protesté. L'homme l'a regardé, lui a adressé quelques mots à mi-voix ; acquiescement muet ; ils se sont arrêtés au milieu du flux, il a passé tous ses sacs dans la main gauche. A présent, ils lui scient les doigts, lourds. L'enfant sur son bras droit s'agrippe à peine, il porte son pouce à sa bouche. Tout à l'heure dans le RER il posera la tête contre le torse de son papa et s'endormira à l'instant.

Par Marie-Laetitia - Publié dans : Les gens
Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /2007 12:24

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Une bien belle vieille dame, cheveux tout blancs, se précipite au ralenti sur le quai. Sa démarche n'a plus guère la grâce d'antan ; elle emprunte à présent à l'extrême retenue de ces grands oiseaux échassiers que l'on voit parfois déambuler dans les étangs déserts entre brumes et jour naissant ; promeneurs aux aguets soulevant au-dessus de l'eau en des gestes emprunts d'une rigoureuse lenteur une patte frêle, à demi-repliée, prolongée de doigts immenses aux phalanges innombrablement plissées, leur progression glissée qui ne dérange pas même les larves patineuses de surface évoque quelque mécanisme dissimulé à chenilles, qui conjugue immobilité des éléments au sol et mouvement de ceux qui le quittent, illusion d'optique créée par la fusion de deux référentiels. Pareillement, elle avance les jambes sans bouger le tronc et sa tête semblant retenue par des fils propres accompagne la progression sans paraître rattachée au corps, l'oeil aimanté au panneau indicateur des arrêts et horaires. Retenant un ahanement que se permettent souvent ces vieilles gens qu'elle abhorre, elle se hisse à grand' peine à bord du train qui ne partira que dans vingt minutes ; elle quitte sa veste de lainage, échange ses lunettes pour voir de loin qu'elle glisse dans son grand sac de plage contre une paire plus légère, s'assied dans le sens de la marche à une place lui permettant de garder un oeil sur toute la voiture, et ouvre avec gourmandise son livre en cours. Elle s'absorbe si pleinement dans sa lecture que lorsque je toque à sa fenêtre pour l'avertir de l'arrivée d'un train de même destination de l'autre côté du quai, et qui partira le premier, elle ne comprend d'abord pas d'où lui parvient ce signal ; puis elle soulève la tête et m'apercevant, très floue, qui gesticule de l'autre côté de la vitre, elle baisse ses lunettes, sourcils arqués dans une mimique interrogative. De l'index de ma main qui ne sert pas de marque-page à mon livre en cours, je lui désigne, en face, le train qui lui fera gagner quinze bonnes minutes. Elle replie ses affaires en toute hâte, à sa manière à elle ; la descente des trois marches immenses du wagon semble aussi laborieuse que la montée ; je tourne les talons pour ne pas l'embarrasser quoique la contemplation de ces mouvements si justement adaptés à sa carcasse douloureuse me fascine, et me dirige, moi aussi, vers le bon train. "C'est très gentil vous savez, ça fait du bien" elle ajoute le front plissé "parce que parfois, vous savez, je désespère ...". Elle a une voix chaude, une bonne voix, teintée d'un léger roulement des r qui me la révèle slave, émigrée, fatiguée mais non lasse, prête à tout pardonner pour un sourire rendu. Voyez, tout n'est pas foutu Madame.

Par Marie-Laetitia - Publié dans : Les gens
Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /2007 12:33

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Merde y'en a marre de ces salauds de pauvres ! Non seulement ils gagnent rien et donc dépensent rien, mais en plus ils sont paresseux ces feignants, qui veulent pas bosser plus !!!

Ah la la je le voyais bien, quand j'étais môme, ces salauds de pauvres, déjà gosses c'étaient des salauds de pauvres !!!

Les petits avaient des chaussures d'adultes avec du journal au bout, et il fallait pas les abîmer.  
Ils restaient dans leur coin, entre eux, ces pourris qui n'avaient pas le droit de courir dans la cour de récré, parce que s'ils trouaient leurs fringues on ne pouvait pas les leur changer.  
Ces crasseux, ils avaient deux pantalons par an qui étaient achetés trop grands, le bas était retroussé en début d'année et puis à la fin ben ils étaient trop courts ça faisait pêche aux moules pour l'été parce que le pauvre est futé quand même ! filou !  
C'étaient des précurseurs du recyclage : un cartable et une trousse pour toute la scolarité et qui faisaient quand c'etait possible plusieurs enfants !
Ah et ils savaient déjà profiter des autres ces saletés : z'avaient
jamais de feuilles de Canson, ils taxaient les autres !
Mangeaient pas à la cantine et souvent ne mangeaient pas du tout, préféraient traîner dans les rues ces vermines !
Se baignaient avec le maillot de bain de leur grand frère, qui faisait toute la famille -  parce qu'en plus c'est crasseux le pauvre ça n'a pas d'hygiène ! - et qu'il fallait retenir pour pas qu'on voie leurs couilles... et meme que les années où le jour de piscine etait le meme pour le petit et pour le grand ben une semaine sur 2 il était puni pour avoir "oublié" son maillot, bien fait, feignant de pauvre ! allez cent lignes "je n'oublierai pas mon maillot le mardi" "je n'oublierai pas mon maillot le mardi"

Non seulement c'est congénital, la pauvreté, mais c'est héréditaire. Sans droits de succession revenant à l'Etat.

Salauds.

Par Marie-Laetitia - Publié dans : Les gens
Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /2007 12:19

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