Journées du Patrimoine. Pour une agoraphobe c'est le jour précis de
claustration minutieuse où l'on évite soigneusement tout ce qui peut ressembler à un édifice public. Las ... Aujourd'hui se tient également le Forum des assoces ! Je vais briquer mon sourire,
même sous la flotte annoncée cet après-midi, pour tâcher de rallier, convaincre, gagner, faire adhérer, des parents d'élèves à l'association à laquelle j'appartiens. La FCPE. Pour vous situer, il
y a la PEEP, de droite, la FCPE de gauche, et les sans étiquette, très mélangés.
Faut être séduisant, parce que mes pauvres agneaux, la représentativité des délégués de parents subit hélas le même sort que toute représentativité dans ce pays : le désamour, le désintérêt,
l'ignorance des tâches dévolues, la lassitude pour le quotidien, font que nous aussi, si petits élus, que nous fussions nous finissons par ne plus représenter grand monde, oh pas encore
tout-à-fait nos seules petites personnes mais on s'en approche à grands pas. Le taux de participation l'an dernier aux élections dans l'école de mon aînée a frôlé les trente pour cent et c'est,
paraît-il "pas si mal". Fichtre. Mais que font donc les soixante-dix autres pour cent ? En une année comme déléguée je n'ai pas reçu un seul appel de parent chez moi ! Pas une seule question !
J'ai monté un blog pour encourager le dialogue avec les parents d'élèves : nous avons reçu un -commentaire en douze mois. Boudiou, faut avoir les convictions chevillées au corps pour continuer de
se démener pour les gosses, les parents, pour relayer les infos, alors qu'on a l'impression d'être transparents et promis à l'inutilité ! Mais enfin bande de larves : si vous ne votez pas, non
seulement "on" décide sans vous, mais, au final, vous courez le risque qu'on décide en notre nom propre ! Réveillez-vous !
Je n'ose extrapoler aux élections de nos représentants ... Je n'ose ...
Par Marie-Laetitia Gambié
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Publié dans : Je m'engage
Dimanche 20 septembre 2009
7
20
/09
/2009
09:54
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Bizarre, curieux, étonnant, comme
la sélection de l'information peut nous plonger parfois dans des abîmes de perplexité. Voyez vous-même. Pub record sur la nouvelle drogue à la mode pour faire chier du gras aux fanatiques de
régime. Y'en a par-tout ! Pas un magazine qui ne mette en garde contre les effets d'une automédication mal pensée et ne fasse les choux gras du laboratoire qui finalement n'aurait pas eu un sou à
débourser en affichage s'il avait été malin.
Et à côté de ça, silence total (vous allez voir, c'est moi qui vais vous l'apprendre ...;) sur le scandale absolu de ces quinze dernières années, à savoir la réalisation d'études "en double
aveugle" avec placebo sur des populations africaines (ce ne sont que des nègres voyons, un placebo c'est déjà tellement pour eux !) dont les gouvernants ont été dupés.
Je vous le fais short mais en gros, les principes du droit international de la bioéthique ont fixé au plan international un corpus de règles qui s'imposent aux Etats et, chez eux, aux labos,
parmi lesquelles :
- les personnes soumises à une recherche doivent pouvoir en espérer un bénéfice direct ;
- les études réalisées en double aveugle ne peuvent mettre en jeu qu'une molécule aux effets déjà connus contre une nouvelle molécule dont on espère que les bénéfices seront supérieurs à ceux de
la molécule proposée au groupe témoin ;
- les études molécule active contre placebo ne sont envisageables que sur des populations saines et non dans une optique de traitement ;
- dans le cas extrême des études faites sur des personnes en fin de vie qui acceptent de prêter leur corps encore chaud à la science, le bénéfice direct pour la personne peut être nul, il s'agit
de ce que l'on appelle un protocole compassionnel ; le risque est en ce cas pleinement accepté par le sujet qui ne peut entrer dans un tel protocole si sa volonté n'est pas entière et sa
conscience totale et lucide.
Les études dont je parle ici n'ont respecté aucune de ces règles. On a divisé la population en deux groupes, au premier groupe on a donné une nouvelle molécule encore jamais testée sur l'être
humain et en face, au second groupe, on a donné un placebo.
Bien sûr, tous les malades du groupe placebo sont morts. Tout en pensant se soigner.
Dans le groupe qui a reçu la molécule le taux de survie a été meilleur que celui du placebo (!!!) ce qui a simplement prouvé une efficacité et une absence de toxicité sur l'homme (hop deux études
de gagnées !), mais n'a pas permis de déterminer si l'on avait là mis au point un traitement plus efficace que les prévédents. on s'en tamponnait le coquillard : on avait une nouvelle molécule
qu'on pourrait vendre la peau des couilles dans les pays où le système de santé la rembourserait.
Et ensuite me direz-vous ? Qu'est il advenu de ces gens ? Eh bien une fois l'étude terminée, le graaaand laboratoire est rentré à sa maison. Avec ses résultats. Avec sa molécule. Qu'il a pu
introduire dans une dernière étude avant de demander sa mise sur le marché.
Et les gens ? Ah les nègres ? Bah ils sont morts, on n'allait pas synthétiser des traitements pour eux à vie quand même. Déjà bien heureux d'avoir eu des médocs à l'oeil.
En avez-vous entendu parler ? Non ? Tourneboulant. Questionnant. Pourquoi parle-t-on tant
d'Alli et si peu de Doha ? Parce que là, il y aurait eu matière à pousser de hauts cris, pour le coup, z'êtes pas d'accord ?
Et pourtant ... on est bien peu à le savoir. Et même le sachant, pas moyen d'en faire quoi que ce soit. Rien.
Le lobbying n'est pas seulement une machine à marketer ou à faire taire, c'est un effaceur, redoutablement efficace. Si personne n'en parle c'est que ça n'a jamais existé. Alors je me demande :
il faut combien de temps entre soi et soi même pour faire valoir à sa propre conscience un délai de prescription et repartir vierge, ni responsable ni coupable ?
Par Marie-Laetitia
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Publié dans : Je m'engage
Mardi 12 mai 2009
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/2009
11:44
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Sur France 2 que je regarde à l'instant, on s'étonne une fois encore du manque
d'investissement des pères dans la vie familiale, dans les corvées, dans l'éducation des enfants ...
A titre tout personnel, et en guise de préambule, il me semble absolument impératif - et je le fais systématiquement avec celles de mes
amies qui se plaignent de la paresse de leur conjoint - de rappeler aux femmes que la Maison n'est PAS leur pré carré et qu'elles doivent apprendre à lâcher du lest et à faire confiance, à
laisser faire, et à donner envie de faire. Et que si tout ayant été essayé leur compagnon reste un foutu fainéant entretenu dans son jus, elles ont toute latitude pour le fiche dehors. On n'a
qu'une vie c'est pas pour se faire chier avec quelqu'un qu'on n'aime plus.
Ceci étant posé, je pense qu'il est temps de proposer une mesure législative réellement novatrice :
le CONGE PATERNITE OBLIGATOIRE DE 6 MOIS.
Pourquoi cette mesure est-elle fondamentale ?
Pour que les pères s'impliquent dans la vie de leurs enfants - pour que les mères leur laissent la place de le faire. Réalisant au cours de
ces six mois que l'homme qui partage leur Maison est capable de faire aussi bien qu'elles, la relation mère/père/enfant partira sur des bases solides.
Pour que les hommes jeunes soient à égalité avec les femmes jeunes face à un employeur inquiet de leur fertilité qui trouvera tôt ou tard à s'exprimer. Si les hommes sont aussi potentiellement
déficients en cas de grossesse, ce motif de discrimination s'annule.
Pour que les enfants soient construits et structurés par une autorité masculine autant que féminine et en présence de deux adultes qui vont alors véritablement élaborer une éducation conjointe.
Pour que cette parenthèse dans la vie d'un couple qui devient une famille, ou d'une famille qui s'élargit, soit l'occasion de se retrouver,
de remettre les choses à plat, en présence de tous les intervenants, afin que l'équilibre qui se met en place soit durable et fondé sur des bases solides.
Pour réduire le taux de dépressions post partum. Deux qui se lèvent, c'est deux fois moins de fatigue par personne. Une présence constante
avec la mère c'est deux fois plus de chances de dépister un mal-être et une dépression qui s'installe.
Voici une mesure réellement féministe, qui ne laisse pas le choix, que ce soit à l'homme qui semble le principal stigmatisé, ou à la femme : se cantonner dans les tâches domestiques cela se
désapprend, laisser le champ libre au père cela s'apprend, se pousser un peu pour faire de la place à l'homme dans les corvées, cela doit être obligatoire. L'éducation, la première, à refaire, ce
n'est pas celle des garçons : c'est celle des filles !
Par Marie-Laetitia
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Publié dans : Je m'engage
Mercredi 8 avril 2009
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/04
/2009
13:29
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Le SIDA est toujours là, vivace, à peine jugulé dans les pays
industrialisés, galopant ailleurs. Il tue encore. Il se répand encore. Il guette et frappe encore.
Heureusement, en France et partout dans le Monde, les chercheurs continuent de
chercher.
Donner au SIDACTION c'est faire progresser la recherche sur le SIDA mais aussi sur toutes les maladies déclenchées par les virus, comme, sans doute, la mienne, et peut-être demain la vôtre.
Donner au SIDACTION c'est aussi, nous les nantis, nous qui avons accès aux soins, soutenir les pays pauvres dans leur lutte contre les lobbies pharmaceutiques en faisant avancer notre recherche
publique et l'espoir de médicaments gratuits demain pour TOUS.
DONNONS AU SIDACTION.
Sur www.sidaction.org vous pouvez faire un don, maintenant, là, tout de
suite, en réglant par Paypal ou carte bleue. 66% DE VOTRE DON SERA DEDUCTIBLE DE VOS IMPOTS !
Soyons solidaires, soyons responsables, et crions-le haut et fort :
L E V A C C I N , I L P A S S E R A P A R M O I ! !
Par Marie-Laetitia Gambié
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Publié dans : Je m'engage
Samedi 21 mars 2009
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21
/03
/2009
13:58
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La crise en Guadeloupe me fait marrer ....
Non je t'arrête tout de suite, lecteur, ce n'est pas la situation qui me fait marrer, pas la merde dans laquelle se trouvent les gens, non ! Ca ferait plutôt pleurer.
Ce qui me fait marrer c'est cet absolu ébahissement des métropolitains téléspectateurs qui découvrent dans leurs DOMs l'existence d'un système pourtant on ne plus classique de cooptation
interclasse et interrace, de mariages entre-soi, de détention des moyens de production dans les mêmes mains depuis des générations etc.
On se lamente et on pousse de hauts cris parce que c'est visuel, on crie au racisme, parce que là bas les possédants sont les blancs.
Ici aussi, bien sûr, mais ça se voit moins.
Le racisme de classe ne choque personne alors que chacun en est victime. Ce sont les mêmes familles qui possèdent les grandes entreprises depuis les siècles des siècles, les mêmes riches qui se
marient entre eux pour pas se faire piquer le grisbi, les mêmes possédants qui confisquent l'accès aux hautes fonctions (allez tenter de bosser au quai d'Orsay sans un nom à particule pour voir
...)... et ça n'étonne personne.
Ca se voit moins et pourtant c'est strictement codifié selon les mêmes mécanismes qu'en Guadeloupe.
Mais ici personne ne se révolte.
Marrant.
_________________________
(1) ce mot de nègre, si je n'avais pas entendu les copains noirs l'utiliser, j'aurais pas pu. Il pue.
Par Marie-Laetitia
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Publié dans : Je m'engage
Lundi 9 mars 2009
1
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/03
/2009
10:03
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Et si, en pendant du LAB-elle mis en place par l'association du même nom dont je vous parlais ici, on s'inventait un "lab-moche" pour stigmatiser les
ouvrages, dessins animés, publicités, le plus machisants ?
Ca me démange, ça me démange ...
Par Marie-Laetitia
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Publié dans : Je m'engage
Samedi 26 juillet 2008
6
26
/07
/2008
19:57
3
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Ce matin j'explore, je suis des pistes, truffe au sol. Je traque !
Bon, ok, en clair je glande dans mon canapé, le portable sur les genoux et le chien sous la paluche gauche...
Ce badinage lecteur me conduit, au détour de liens amis, de sauts curieux de site en site, d'abord chez Florinette la lectrice passionnée, de là chez Antigone, enfin sur le site dont je veux, je
dois, aujourd'hui vous entretenir.
Vous me connaissez très - très très ? - attentive aux manifestations du machisme ordinaire dans la vie quotidienne (voir les archives de ce blog) et quelque peu électrique lorsque les stéréotypes
courants distillés à longueur d'antennes et de conversations banales viennent tenter de se coller à la peau toute douce de mes deux précieuses prunelles en devenir. C'est une lutte acharnée,
quotidienne, sans cesse reprise. Dans les séries télévisées, dans les bouquins pour enfants, dans l'imagerie collective et populaire, les stéréotypes qui viennent modeler leur esprit en
construction je les combats pied à pied et la tâche est éminemment ardue tant l'adversité est nombreuse, polymorphe, toujours semblable et toujours renouvelée.
Aujourd'hui, je me sens un peu moins seule : certaines et certains, également exaspérés par cette mainmise universelle de la pensée masculine dominante, ont pris le taureau - et la vache ... -
par les cornes pour créer un Label intelligent qui récompense les ouvrages "attentifs aux potentiels féminins". L'idée est excellente, et la mise en oeuvre offensive et partisane me séduit !
Ceux parmi vous qui ont comme moi des petites et des petits en âge d'écouter et pas encore de lire passent sans doute un temps considérable à écumer les rayons des grands magasins, des
librairies, réelles et virtuelles, en quête de lectures intelligentes à leur faire - ce que je vous souhaite et à eux aussi. Harrassés après ces pérégrinations, vous avez sûrement pu constater si
vous êtes un peu attentif à la place des femmes dans l'imagerie populaire, que :
"(...) Les albums illustrés pour enfants publiés récemment montre(nt) des héroïnes et des personnages féminins :
– présents dans un intérieur et/ou dans des lieux privés
– avec de jeunes soeurs et frères
– dans des rôles domestiques ou maternants
– dans des rôles passifs ou d’observation
– illustrés avec une surabondance d’accessoires typiquement féminins"
et plus loin qu'on y trouve :
" – 2 x plus de héros que d’héroïnes
– 10 x plus de héros-animaux que d’héroïnes-animale"
LAB-ELLE conclut et je les rejoins :
"Les conséquences pour les filles des asymétries [en nombre | en qualité | en choix] entre héroïnes et héros dans les livres pour enfants sont
– un manque de modèles féminins valorisés
– des choix professionnels stéréotypés et limités
– une ouverture restreinte sur la sphère publique
– une confiance en soi réduite"
Reposez-vous amis lecteurs à voix haute ! Voici de l'aide ! Pour contrebalancer un peu l'omniprésence des stéréotypes sexuels qui insidieusement façonnent le cerveau de nos petites filles,
l'association LAB-ELLE décortique les livres pour enfants et labellise ceux qui - ça devrait aller de soi bon sang ! - mettent en valeur les filles au même titre que les garçons, font la part
belle aux mamans et femmes dans des activités autres que celles qui sont traditionnellement associées à la féminité (enseignement, aide aux personnes, maternage, soins, cuisine, etc.), tout
simplement proposent des héroïnes aussi courageuses et actives que les héros proposés à foison aux jeunes lecteurs.
Cette démarche me semble intelligente, pertinente, salutaire, et finalement indispensable.
Voici leur site, que je vous invite à faire largement connaître autour de vous :
http://www.lab-elle.org/
Par Marie-Laetitia
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Publié dans : Je m'engage
Samedi 19 juillet 2008
6
19
/07
/2008
08:59
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Questions réactions & réponses